Dix moyens pratiques : d'inculquer à vos enfants de bons principes moraux

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Dix moyens pratiques : d'inculquer à vos enfants de bons principes moraux

Le respect, la bonté, l'honnêteté, le courage, la persévérance, la maîtrise de soi, la compassion, la générosité et le sérieux sont des qualités que les parents cherchent souvent à inculquer à leurs enfants, pour les protéger des influences plutôt négatives de notre société et pour leur apprendre à devenir de bons citoyens. Si nous n'inculquons pas de bons principes moraux à nos jeunes, nous ne nous acquittons pas pleinement de notre devoir de parents.

Il est bien plus facile d'en parler que de s'en acquitter. Ce genre d'instruction exige un « luxe » dont ne semblent disposer que peu de parents modernes. « Notre économie de plus en plus compétitive crée un milieu dans lequel les parents passent de plus en plus de temps au travail, et de moins en moins de temps avec leurs enfants », fait remarquer le Dr Gary Hill, directeur des Services Cliniques, à l'Institut Familial de Northwestern University.

De ce fait, les influences extérieures comme la pression de groupe et celle exercée par l'industrie du spectacle – via l'Internet, la télévision, les films, les jeux vidéo et la chanson – ont un impact accru sur les enfants, façonnant leurs points de vues comme jamais auparavant.

En tant que parents, que sommes-nous supposés faire ? Vous devez réserver du temps pour vos enfants, et faire en sorte que ce dernier soit important. Et le Dr Hill de préciser : « Parlez-leur de ce qui est bien et de ce qui est mal, des comportements à adopter, et de ceux à rejeter ».

Ayez régulièrement avec vos jeunes des conversations en ce sens ; débattez souvent ensemble de ce qui est moral et de ce qui ne l'est pas. Ce faisant, si, à l'avenir vos enfants affrontent des dilemmes moraux, ils seront plus libres de vous en parler que d'en discuter avec leurs copains. Si vous n'abordez pas ces questions avec vos jeunes, la société comblera ce vide.

Ce devoir peut sembler bien âpre, surtout si nos conversations avec nos enfants se limitent à un « qu'est-ce qu'on mange ce soir ? » ou « saurais-tu où se trouve la commande à distance pour la télévision ? » Quoiqu'il en soit, il existe diverses façons d'enseigner à ses enfants des principes moraux. Voici dix conseils très utiles en ce sens.

1 - Soyez un modèle

Il importe que vous montriez le bon exemple à vos enfants. Ils apprennent en observant la manière dont vous les traitez, prenant note de vos rapports avec autrui, remarquant comment vous agissez dans diverses situations quotidiennes. Si vous voulez, par exemple, que vos enfants soient honnêtes, aient un certain respect de soi, ou soient compatissants, il faut que vous ayez vous-mêmes ces qualités. Si vos propos sont contredits par vos actions, vous aurez peu de crédibilité.

Vos enfants n'attacheront pas beaucoup d'importance à la persévérance si, par exemple, vous prenez la résolution de suivre un régime et l'abandonnez dès qu'il devient difficile à suivre. Si vous promettez d'aider quelqu'un, ou de les emmener au zoo, et que vous changez d'avis, ils se diront que nul n'est tenu d'honorer ses engagements.

Ils ne verront aucun mal à mentir s'ils vous entendent dire à votre patron que vous êtes malade sous prétexte que vous n'avez pas envie d'aller travailler ou si le téléphone sonne et que vous leur dites de répondre que vous n'êtes pas là.

Si vos actions ne se conforment pas à vos paroles, vos enfants ne tiendront pas compte de ce que vous leur dites. Si, par contre, vous pratiquez ce que vous prêchez, votre message s'en trouvera renforcé. Vos jeunes se rendront compte de l'importance de vos enseignements si vous pratiquez ce que vous dites.

Certes, nul n'est parfait. Il nous arrive à tous de ne pas honorer pleinement nos engagements. Il se peut que vous ayez été contraint d'annuler l'excursion au zoo, vous étant aperçu, après coup, du volume de vos obligations cette semaine-là, et du temps limité dont vous disposiez. Si tel est le cas, avouez à vos enfants avoir cherché à trop faire. Mais insistez sur l'importance qu'une telle sortie revêt à vos yeux, et sur la nécessité pour chacun de nous de se montrer digne de confiance. Dites-leur que c'est ce que vous vous efforcez de faire, bien qu'imparfaitement. Sinon, ils risquent d'avoir l'impression que ce dont vous parliez était secondaire.

2 - Excusez-vous auprès de vos enfants quand vous fautez.

Quand vous ne vous acquittez pas de vos engagements envers vos enfants, il importe non seulement que vous leur fassiez des excuses, mais aussi que vous leur disiez que vous êtes désolé. Cela leur montre que vous vous souciez de ce qu'ils pensent et éprouvent, et que vous les respectez. Ce faisant, vous leur apprenez à respecter autrui, et à reconnaître leurs responsabilités quand ils fautent.

Cette leçon, Micheline, de Rouen, a dû l'apprendre un jour. « Je venais juste d'apprendre que les réparations pour la voiture, évaluées initialement à 200€, allaient me coûter 2000€. J'étais furieuse. Et comme si cela ne suffisait pas, ma fille Sylvie venait de rentrer de l'école en m'annonçant qu'elle avait raté son examen de maths. La goutte d'eau venait de faire déborder le vase. Je me mis à crier et lui dis d'aller dans sa chambre. Quelques minutes plus tard, je fus prise de remords ».

Micheline se rendit compte qu'elle avait étalé ses frustrations sur sa fille, et une excuse s'imposait. « Je suis désolée, dit Micheline à Sylvie, je n'aurais pas dû crier ainsi ». L'expression qui se dessina alors sur le visage de Sylvie lui confirma le bien fondé de son retour à de meilleurs sentiments.

Quelques jours plus tard, Sylvie, qui jouait au Monopoly avec son frère Marc envoya soudain le jeu en l'air et quitta la pièce, irritée. Au bout de quelques minutes, elle réapparut néanmoins, et dit à son frère qu'elle était désolée. « Je me demande si Sylvie se serait excusée auprès de Marc comme elle le fit, si, quelques jours plus tôt, je n'avais pas fait de même ! » reconnut Micheline.

Quand vous vous excusez auprès de vos enfants, vous leur apprenez à faire de même quand ils commettent des erreurs.

3 - Servez-vous de situations de la vie quotidienne comme sujets de discussions

Il se passe presque quotidiennement quelque chose dont vous pouvez vous servir pour inculquer des principes moraux à vos enfants. Servez-vous de ces événements comme sujets de conversation. Qu'il s'agisse d'une nouvelle que vous avez entendue aux actualités, d'une activité à laquelle vos enfants ont participé, ou des agissements d'un inconnu, servez-vous de ces exemples pour apprendre des leçons.

Si vous lisez un article dans la presse, à propos de l'héroïsme d'un individu, vous pouvez demander à vos enfants : « Qu'auriezvous fait si vous aviez été à sa place ? »

Si vous faites la queue au bureau de poste avec votre enfant, et qu'un client perd patience avec l'un des employés ; dites lui : « Que penses-tu du ton avec lequel le client parlait à l'employé ? » Faite-le réfléchir.

Vous trouverez quantité de sujets à discuter au foyer. Supposons, par exemple, que vous entendez votre fille se moquer de la nouvelle coupe de cheveux de son frère. Une occasion vous est offerte de lui enseigner la valeur du respect et de la gentillesse.

Si vos enfants vous accompagnent chez l'épicier, et que la caissière vous rend 10€ au lieu de 1€, et que vous le lui faites remarquer, c'est le moment idéal pour enseigner à vos jeunes l'honnêteté.

Même si vous ne donnez pas toujours le meilleur exemple, vous pouvez toujours dire à vos enfants : « Je n'aurais pas dû m'énerver quand cet automobiliste m'a pris mon stationnement ». Certes, engager avec vos enfants de fréquentes discussions peut vous paraître, au départ, un peu bizarre, néanmoins, l'habitude prise, cela deviendra naturel.

4 - Lisez la Bible à vos enfants

Prévoyez des études bibliques avec vos jeunes, explorant les diverses vertus chrétiennes. Étudiant par exemple, l'honnêteté une semaine, et la gratitude la semaine suivante. Et la semaine d'après, vérifiant ce que la Bible déclare à propos de la compassion, de la bonté ou de la générosité. Montrez ainsi à vos enfants que vous n'inventez pas ce que vous dites à propos du bien et du mal, mais que c'est ce que déclare la Bible, la Parole de Dieu.

Il importe à tout prix que vous dialoguiez avec vos enfants

Vous pouvez aussi faire des études sur des personnages bibliques, montrant de quelles qualités ils ont fait preuve, dans des situations ou des épreuves particulières. La Bible ne manque pas de héros. Vous pouvez étudier la vie de Joseph (Genèse 37-50) et parler de son honnêteté, son courage, sa bonté et son altruisme.

L'histoire d'Isaac et de Rébecca (Genèse 24) est un excellent exemple de gentillesse, d'hospitalité et de compétence.

Le livre de Ruth décrit la loyauté de cette dernière pour Naomi, et la gentillesse de Boaz pour Ruth.

L'histoire d'Ananias et de Saphira (Actes 5:1-11 Actes 5:1-11 [1] Mais un homme nommé Ananias, avec Saphira sa femme, vendit une propriété, [2] et retint une partie du prix, sa femme le sachant; puis il apporta le reste, et le déposa aux pieds des apôtres. [3] Pierre lui dit: Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton coeur, au point que tu mentes au Saint Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ? [4] S'il n'eût pas été vendu, ne te restait-il pas? Et, après qu'il a été vendu, le prix n'était-il pas à ta disposition? Comment as-tu pu mettre en ton coeur un pareil dessein? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu. [5] Ananias, entendant ces paroles, tomba, et expira. Une grande crainte saisit tous les auditeurs. [6] Les jeunes gens, s'étant levés, l'enveloppèrent, l'emportèrent, et l'ensevelirent. [7] Environ trois heures plus tard, sa femme entra, sans savoir ce qui était arrivé. [8] Pierre lui adressa la parole: Dis-moi, est-ce à un tel prix que vous avez vendu le champ? Oui, répondit-elle, c'est à ce prix-là. [9] Alors Pierre lui dit: Comment vous êtes-vous accordés pour tenter l'Esprit du Seigneur? Voici, ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils t'emporteront. [10] Au même instant, elle tomba aux pieds de l'apôtre, et expira. Les jeunes gens, étant entrés, la trouvèrent morte; ils l'emportèrent, et l'ensevelirent auprès de son mari. [11] Une grande crainte s'empara de toute l'assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses.
Louis Segond×
) peut servir d'introduction à une discussion sur l'honnêteté, et celle du geôlier de Philippe (Actes 16:16-34 Actes 16:16-34 [16] Comme nous allions au lieu de prière, une servante qui avait un esprit de Python, et qui, en devinant, procurait un grand profit à ses maîtres, vint au-devant de nous, [17] et se mit à nous suivre, Paul et nous. Elle criait: Ces hommes sont les serviteurs du Dieu Très Haut, et ils vous annoncent la voie du salut. [18] Elle fit cela pendant plusieurs jours. Paul fatigué se retourna, et dit à l'esprit: Je t'ordonne, au nom de Jésus Christ, de sortir d'elle. Et il sortit à l'heure même. [19] Les maîtres de la servante, voyant disparaître l'espoir de leur gain, se saisirent de Paul et de Silas, et les traînèrent sur la place publique devant les magistrats. [20] Ils les présentèrent aux préteurs, en disant: Ces hommes troublent notre ville; [21] ce sont des Juifs, qui annoncent des coutumes qu'il ne nous est permis ni de recevoir ni de suivre, à nous qui sommes Romains. [22] La foule se souleva aussi contre eux, et les préteurs, ayant fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent qu'on les battît de verges. [23] Après qu'on les eut chargés de coups, ils les jetèrent en prison, en recommandant au geôlier de les garder sûrement. [24] Le geôlier, ayant reçu cet ordre, les jeta dans la prison intérieure, et leur mit les ceps aux pieds. [25] Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient. [26] Tout à coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés; au même instant, toutes les portes s'ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers furent rompus. [27] Le geôlier se réveilla, et, lorsqu'il vit les portes de la prison ouvertes, il tira son épée et allait se tuer, pensant que les prisonniers s'étaient enfuis. [28] Mais Paul cria d'une voix forte: Ne te fais point de mal, nous sommes tous ici. [29] Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra précipitamment, et se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas; [30] il les fit sortir, et dit: Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé? [31] Paul et Silas répondirent: Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille. [32] Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu'à tous ceux qui étaient dans sa maison. [33] Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens. [34] Les ayant conduits dans son logement, il leur servit à manger, et il se réjouit avec toute sa famille de ce qu'il avait cru en Dieu.
Louis Segond×
), sur la maîtrise de soi, le sérieux et la justice.

Quand vous avez fini de lire un passage particulier, discutez avec vos enfants de la morale de l'histoire. Et ne soyez pas le seul à parler ; encouragez-les à participer à la discussion, à essayer de trouver des principes pouvant être appliqués de nos jours.

5 - Faites-leur part de vos expériences

Qui de nous ne se souvient pas d'expériences passées, riches en leçons ? Soyez disposé à en parler avec vos jeunes, surtout celles illustrant les décisions que vous avez dû prendre du fait de vos principes moraux.

Parlez-leur, par exemple, d'occasions lors desquelles il vous a fallu aller à contre courant, et vous accrocher à vos convictions ; prendre la défense d'un camarade de classe dont on se moquait ; rendre à son propriétaire de l'argent trouvé plutôt que de l'empocher ; ou vous acharner à une tâche difficile, pour accomplir un objectif. Quand vous leur exposez de tels récits, expliquez-leur pourquoi c'était un dilemme moral, le cheminement qui vous a poussé à prendre votre décision, et l'issue de cette dernière.

Vous pouvez aussi leur parler de vos mauvais choix et des dures leçons qu'il vous a fallu apprendre en cours de route. Ce qui est particulièrement efficace avec les jeunes gens, qui se retrouvent souvent dans des situations analogues où il faut faire des choix moraux difficiles ! Essayez de les aider à tirer profit de vos expériences négatives, pour qu'ils n'aient pas à en souffrir eux-mêmes.

6 - Apprenez à vos enfants à assumer la responsabilité de leurs erreurs

Nos jeunes font parfois des bêtises. Qu'ils cassent un carreau de la fenêtre du voisin, soient renvoyés pour avoir bâclé leur travail, soient exclus d'un cours, ou punis pour s'être mal conduits en classe, etc.

Peut-être êtes-vous tenté d'intervenir pour essayer d'arranger les choses en allant voir leur professeur ou leur patron, ou payer de votre poche la réparation de la fenêtre. Nous vous le déconseillons. Si vous sortez vos enfants d'embarras chaque fois qu'ils font une bêtise, ils n'assumeront pas la responsabilité de leurs actes. Il importe qu'ils apprennent que leurs mauvais choix ont de fâcheuses conséquences.

Olivia, de Poitiers, nous parlait récemment de son fils Daniel qui avait fêlé l'écran d'ordinateur de l'un de ses copains, en y lançant une règle en métal. Il ne l'avait pas fait exprès ; il jouait avec la règle, la lançait ici et là, et celle-ci avait atterri sur l'écran. Olivia et son mari ont insisté pour remplacer l'écran, et obliger Daniel à le payer.

Le nouvel écran coûtait 140€, et Daniel n'avait pas beaucoup d'argent. Ses parents ont décidé de donner à leur fils plusieurs travaux à faire dans la maison, jusqu'à ce qu'il ait remboursé ce montant.

« Nous savons que Daniel n'a pas cassé cet écran intentionnellement, mais il faut qu'il apprenne que, dans la vie, on doit parfois payer cher certaines erreurs quand on est négligent ». Olivia nous a confié qu'elle ne voulait pas se contenter de résoudre le problème elle-même, souhaitant que Daniel apprenne à assumer ses responsabilités. A son avis, la prochaine fois que son fils va chez son copain, il fera plus attention à ce qu'il fait. Etant jeunes, nous ne faisons pas toujours attention à ce que nous faisons tant que nous n'avons pas appris à assumer nos responsabilités.

7 - Ne laissez pas vos jeunes opter automatiquement pour la voie facile.

Dans le même ordre d'idées, exigez de vos enfants qu'ils finissent ce qu'ils ont commencé, même si cela devient difficile, ou fatigant.

Supposons que votre fils vous supplie de l'inscrire dans l'équipe de football du pays, et qu'au bout de deux semaines d'entraînement, il veuille abandonner. Ou bien que votre fille insiste pour avoir des cours d'allemand, mais qu'au bout d'une semaine, elle veuille arrêter après avoir entendu le professeur expliquer à la classe ce qu'il attend de ses étudiants. En règle générale (et nous excluons, bien sûr, quelques rares exceptions), il est déconseillé de laisser ses enfants revenir sur leurs engagements.

Si vos jeunes se sont engagés à suivre un programme quelconque, il importe qu'ils soient fidèles à leur engagement. Il ne faut pas qu'ils prennent l'habitude d'abandonner. Ils ont besoin d'apprendre la persévérance, et de se montrer dignes de confiance.

8 - Apprenez à vos enfants à aider les autres toutes les fois qu'ils le peuvent.

Il est étonnant de constater à quel point ils peuvent être utiles à autrui, par de simples gestes de bienveillance (envoyer des cartes d'encouragement à des malades, s'occuper d'un(e) camarade de classe qui et très timide, ouvrir la porte à une personne sortant du magasin les bras chargés, engager la conversation avec une personne âgée assise sur un banc dans un jardin public, etc.).

Essayez d'apprendre à vos jeunes à faire souvent ce genre de gentillesses. Observez ce qui se passe autour de vous, à la recherche de personnes ayant besoin d'aide, et encouragez les à le faire.

Impliquer vos enfants dans des programmes d'entraide n'est pas une mauvaise idée. Il s'agit là non seulement d'un moyen de servir, mais aussi de développer les qualités comme la générosité, la bienveillance, la compassion et le respect.

Ils apprennent ainsi, personnellement, ce que signifie aider autrui, et c'est très enrichissant !

9 - Surveillez les programmes télévisés qu'ils regardent, et les sites Internet qu'ils visitent

Pour ce qui est d'inculquer de bons principes moraux à vos enfants, ils auront beaucoup moins à « désapprendre » si vous minimisez le flot d'idées fausses dont ils sont submergés. Certes, vous ne pouvez pas les protéger dans un cocon, mais vous devez surveiller les programmes qu'ils regardent à la télévision, et les sites qu'ils visitent sur Internet.

Placez les ordinateurs de votre foyer dans des pièces où toute la famille se retrouve. « Il est fortement déconseillé de laisser vos enfants visiter des sites dans leur chambre, où vous ne pouvez pas vérifier ce qu'ils regardent », conseille le Dr Hill. Si vos jeunes ont leur propre ordinateur dans leur chambre, installez- y des logiciels de protection parentaux, afin qu'ils n'aient pas accès à des sites nocifs.

Les postes de télévision, eux aussi, devraient se trouver là où toute la famille a accès, et non dans les chambres.

Barbara et Vincent, de Metz, n'ont qu'un poste de télévision pour toute la famille. Ils sont cinq. Et ce poste se trouve dans la salle de séjour. « Quand nous regardons la télé, nous la regardons tous ensemble, et nous nous assurons que c'est une bonne émission, dans laquelle on ne cherche pas à nous faire avaler des bêtises. Si nous voyons sur le poste quelque chose de répréhensible, nous en discutons aussitôt avec les enfants ».

Regarder la télévision en famille s'avère parfois très efficace pour filtrer les idées qu'on essaie d'inculquer à nos enfants. Si on y raconte des inepties, ou l'on montre quelque chose de répréhensible, n'hésitez pas à le faire immédiatement savoir à vos enfants, ou, le cas échéant, à changer de chaîne ou à éteindre le poste.

Après que vous avez regardé une émission ou un spectacle à la télévision, discutez-en avec vos enfants. Demandez-leur s'il y avait des leçons morales à en tirer ; le caractère des personnages, leurs qualités ou leurs faiblesses ; les bons principes moraux enseignés par ces acteurs.

10 - Applaudissez tout bon comportement

Quand vous voyez vos jeunes faire quelque chose de bien, exprimez votre approbation.

Remerciez-les quand ils rangent leur chambre sans qu’on leur ait demandé ; ou quand ils font leurs corvées sans rouspéter. Félicitez-les quand ils viennent de terminer un devoir scolaire apparemment difficile. Quand vous entrez dans la salle de séjour et y voyez vos enfants jouer tranquillement ensemble, dites-leur à quel point vous êtes touchés de les voir s'entendre.

Un compliment sincère favorise considérablement la répétition de comportements que vous approuvez . Quand vos enfants font quelque chose de convenable et qui vous plaît, faites-leur savoir ; ils sauront ainsi ce qui est bon de faire. « Te voir sourire et parler poliment avec M. Dubois, au supermarché ! » est plus utile pour votre fiston qu'un simple « Tu t'es bien comporté aujourd'hui ! » Cela lui montre ce qu'il a fait de bien.

Le secret ? Communiquer !

En somme, il importe que vous dialoguiez avec vos enfants, en leur montrant ce qu'ils ont fait de bien, ou de mal ; comment faire de meilleurs choix moraux ; les traits de caractère que Dieu veut voir en nous ; et la raison pour laquelle vous avec pris certaines décisions dans votre vie. Certes, avoir ce genre de conversations prend du temps, mais c'est un investissement que vous ne regretterez pas.

« Ne vous laissez pas submerger au point de ne plus avoir le temps pour de « vraies » conversations avec vos enfants ». Les enfants grandissent vite. Peut-être ne serontils avec vous que quelques années ? Et le Dr Hill de conclure : « Faites un usage judicieux des moments que vous partagez avec vos enfants. Prévoyez de passer suffisamment de temps, et de bons moments, avec eux ; l'enfance est bien brève ! »