Un aller-retour en enfer

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Un aller-retour en enfer

Vous avez probablement déjà entendu l’expression « un jour froid en enfer ». En ce qui me concerne, ce fut exactement le cas. Il faisait littéralement très froid lorsque j’ai visité l’enfer — un jour nuageux, pluvieux par moment, et pour lequel je ne m’étais pas vêtu assez chaudement.

Voyageant léger, j’avais apporté des vêtements d’été parce que le climat à Jérusalem aurait dû être chaud. Donc, avec une chemise de rechange et un parapluie bon marché acheté dans un commerce, je me mis en route pour explorer l’enfer.

Premier aperçu des sites bibliques

Depuis que j’avais appris l’emplacement exact de l’enfer et comment je pouvais m’y rendre, je fis, pendant des années, le projet de visiter cet endroit. Mon compagnon de voyage était Darris McNeely, collègue et auteur d’articles dans la revue Good News (Bonnes Nouvelles) et présentateur de l’émission télévisée Beyond Today. Ensemble, nous étions déterminés à visiter l’enfer, quel que soit le temps froid de novembre.

Pendant plusieurs jours, nous nous étions plongés dans l’histoire et dans la culture biblique en visitant un certain nombre de lieux associés au ministère de Jésus-Christ et à l’Église primitive. Notre voyage touchant à sa fin, nous voulions voir, autant que possible, les vestiges archéologiques de Jérusalem datant de 2000 ans, époque de la vie de Jésus et de la rédaction des Évangiles.

Dès le matin, nous avons commencé par l’extrémité sud du Mont du Temple — la gigantesque plate-forme construite par Hérode le Grand, où se trouvait autrefois le magnifique temple que Jésus et Ses disciples avaient visité — nous avons parcouru le large et majestueux escalier que des milliers de fidèles empruntaient pour entrer dans le quartier du temple au temps du Christ. (Darris contribua d’ailleurs à la découverte des marches lors d’une fouille archéologique il y a de nombreuses années.)

Nous avons exploré les ruines de quelquesunes des nombreuses piscines dans lesquelles 3000 croyants furent baptisés le jour saint de la Pentecôte (sept semaines après la résurrection de Jésus-Christ), comme le décrit Actes 2.

Nous étions émerveillés devant la preuve de la destruction du temple par les Romains en 70 après J.-C. — des blocs massifs de calcaire que les soldats romains avaient délogés et poussés du haut de la plate-forme du temple dans les rues de la ville, 20 à 25 métres plus bas.

Mais sachant que notre temps était limité, nous avons donc quitté le quartier du temple et commencé la longue descente de la vallée du Cédron vers l’extrémité sud de la ville de Jérusalem. Nous voulions en savoir davantage sur un autre emplacement mentionné par Jésus à plusieurs reprises dans les Évangiles et le voir de nos propres yeux. Marchant donc sur la route poussiéreuse et pleine d’ornières qui avait remplacé le chemin vieux de plusieurs siècles, nous avancions avec assurance vers notre destination — l’enfer.

Visiter l’enfer : anciens concepts

La notion que certains puissent visiter l’enfer — et en revenir — est un sujet de fascination pour toutes les époques. Dans les temps bibliques anciens, les habitants du pays de Canaan pensaient que les grottes et les sources étaient les entrées d’habitations souterraines des dieux et des déesses qui se cachaient pendant les mois froids d’hiver avant de ressortir au printemps.

Autour de la mer Méditerranée, les Grecs, et plus tard, les Romains, développèrent des représentations mentales élaborées au sujet de ce monde souterrain invisible. Dans l’Odyssée, l’oeuvre épique du poète grec Homère, son héros Ulysse visite « la demeure des esprits défunts », un monde de ténèbres et d’obscurité où il rencontra, entre autres, les esprits désincarnés de sa mère morte et des héros Agamemnon, Achille et Ajax.

Achille, qui, dans l’histoire, règne sur ce royaume des morts, reconnaît Ulysse et se lamente en lui disant qu’il aurait préféré rester sur terre, même comme le plus pauvre des esclaves, plutôt que de régner sur tous les esprits de ce monde souterrain, lugubre et déprimant. Homère faisait référence à cet endroit en tant que la « maison de l’Enfer (Hadès) ».

Plusieurs auteurs développèrent ces histoires avec leurs propres versions, créant une mythologie complexe au sujet de mondes inconnus dans lesquels se rendent les esprits après la mort.

Le concept de Platon au sujet d’un lieu de punition éternelle

Le célèbre philosophe grec, Platon propagea plusieurs concepts qui auront une influence considérable sur les idées ultérieures de l’enfer. Les plus célèbres sont celles de l’immortalité de l’âme et de la croyance selon laquelle les âmes iraient soit en enfer, lieu de punition éternelle, soit ou au ciel, lieu de récompense éternelle.

Dans son ouvrage bien connu, la République (écrit environ 400 avant J.-C.), Platon décrit une personne, témoin de ce qui arrive aux gens dans l’au-delà: « Il y avait deux abîmes dans la terre [et] deux autres dans le ciel au-dessus. Dans l’espace intermédiaire, il y avait des juges assis, qui ordonnaient à un juste après l’avoir jugé de passer à droite [au ciel] par le ciel ouvert. . . Et de la même manière, il était demandé aux injustes de descendre sur la gauche [vers l’Enfer] par un chemin plus bas. »

Platon poursuit en expliquant que ceux qui sont punis et envoyés dans cet au-delà doivent souffrir dix fois plus pour chaque mal commis au cours de leur vie, tandis que ceux qui sont récompensés par une vie céleste reçoivent « les récompenses de la bienfaisance, de la justice et de la sainteté . . . dans les mêmes proportions. » (Tiré de The Masterpieces and the History of Literature, Julian Hawthorne, éditeur, 1906, Vol. 5, pp. 76-77)

Étonnamment, ces idées sur l’enfer, le ciel et l’âme immortelle ne proviennent pas de la Bible, mais des anciens auteurs grecs païens ! Des siècles plus tard, les premiers penseurs catholiques tels que Justin Martyr, Tertullien et Augustin — séduits par la philosophie grecque — incorporèrent ces idées ainsi que d’autres conceptions païennes grecques à la théologie catholique.

Un voyage imaginaire en enfer

Probablement le plus célèbre des « voyages » vers l’Enfer, et également celui qui eut le plus de portée, eut lieu dans l’imagination du poète médiéval italien Dante Alighieri (après J.-C. 1265-1321) dans son ouvrage en trois parties La Divine Comédie (le mot « comédie » dans ce contexte signifie une histoire avec une fin heureuse). Dans cette oeuvre imaginaire, Dante voyage à travers ce qu’il appelle l’Enfer, le purgatoire et les cieux, guidé par un poète romain, Virgile, mort depuis longtemps.

Dans la partie intitulée « L’Enfer », la descente en Enfer de Dante et de Virgile commence à l’extérieur de Jérusalem, où une inscription au-dessus de l’entrée se termine par les mots « Laissez toute espérance, vous qui entrez ».

Tous les deux descendent ensuite à travers les différents niveaux ou cercles de l’Enfer, endroit où les pécheurs sont punis selon leurs péchés.

Les gourmands, par exemple, doivent vivre dans une boue puante sous une pluie glacée continue. Les hérétiques sont éternellement torturés dans des tombes enflammées.Les violents sont consignés dans un fleuve de feu et de sang en ébullition, visés par des flèches à cause de la violence dont ils ont fait preuve au cours de leur vie.

D’autres sont fouettés par des démons, immergés dans le goudron bouillant, enterrés la tête la première avec des flammes léchant leurs pieds, démembrés par un démon brandissant une épée, leurs blessures guérissent afin qu’ils puissent être blessés à nouveau. Satan est confiné au plus profond de l’Enfer imaginaire de Dante.

Cependant, Dante n’avait aucunement l’intention que son oeuvre soit prise au sens littéral. Dans son récit de l’Enfer, il rencontre même un certain nombre de ses contemporains, des personnalités politiques et religieuses (il y plaça le pape qui siégeait à l’époque et deux de ses prédécesseurs). Cependant, ses descriptions de l’Enfer reflétaient la théologie catholique de l’époque, et, à partir de ce moment-là, elles devinrent une sorte de modèle selon lequel beaucoup de gens se représentent l’enfer.

L’idée de l’enfer comme étant un endroit où Satan et ses démons tourmentent les damnés pour l’éternité devint un élément central de la foi catholique, et à partir de là, elle se propagea aux églises grecques et orthodoxes de Russie et plus tard, au protestantisme. Même Mahomet, fondateur de l’islam, dans sa nouvelle religion, adopta certaines idées générales sur l’Enfer comme étant un lieu de torture éternelle. D’autres religions, aussi, adoptent des variations de l’Enfer parmi leurs enseignements.

Mais comme nous l’avons vu, la plupart des concepts les plus courants à ce sujet provenaient de sources extérieures à la Bible.

Toutefois, qu’en dit la Bible ? Trois concepts différents dans les Écritures !

Pour comprendre la vérité sur l’enfer et la motivation de mon voyage en ce jour froid à Jérusalem, il faut analyser les couches de mythes et d’idées artificielles et comprendre ce que les auteurs de la Bible entendaient par « enfer » dans leur contexte original. Il est évident que si nous ne comprenons pas le sens des mots formulés par les premiers auteurs, comment pouvons-nous espérer comprendre leurs significations pour nous aujourd’hui ?

Après seulement quelques minutes de recherche, vous pouvez constater qu’il existe quatre mots différents traduits par l’expression « le séjour des morts » dans la bible française et par « enfer » dans la Bible anglaise de King James. Étonnamment, trois d’entre eux n’ont rien à voir avec l’idée courante de l’enfer ! Et nous allons découvrir que le quatrième mot fut l’objet de nombreuses interprétations erronées. Pour cette raison, de nombreuses versions ultérieures de la Bible traduisent ces mots différemment — et de manière plus exacte — ou bien, tout simplement, choisissent de ne pas les traduire du tout.

Pourquoi font-ils ainsi ? Les traducteurs savent fort bien que beaucoup de lecteurs assimileront automatiquement le mot « enfer » à un lieu de tourments éternels brûlant à jamais, et ils sont fort conscients que cela n’est pas du tout l’intention ou la signification des termes bibliques de la langue d’origine !

Alors, quels sont les mots traduits par « séjour des morts » ou « enfer » (dans la version anglaise de King James), et que signifient-ils vraiment ?

Le premier concept est tiré du terme hébreu, sheol et du grec, hades

Ce que nous appelons communément l’Ancien Testament fut écrit en hébreu (et un peu en araméen). Sheol est le mot hébreu traduit par « enfer » (ou « séjour des morts » dans la version Segond) tout au long de l’Ancien Testament. Il se réfère à « l’état et à la demeure des morts ; c’est à dire à la tombe où le corps se repose » (William Wilson, Wilson’s Old Testament Word Studies, « Hell », p. 215). Le Dictionnaire explicatif des mots de la Bible (Expository Dictionary of Bible Words) explique : « Ainsi, il n’y a pas de référence à une destinée éternelle, mais simplement à la tombe comme lieu de repos des corps de tous les peuples. » (Lawrence Richards, 1985, p. 336)

De nombreuses versions modernes de la Bible, reflétant le vrai sens de shéol, traduisent maintenant ce mot par « la tombe » ou simplement ne le traduisent pas. Ces hommes justes et pieux dans la foi, tels que Jacob (Genèse 37:35 Genèse 37:35Tous ses fils et toutes ses filles vinrent pour le consoler; mais il ne voulut recevoir aucune consolation. Il disait: C'est en pleurant que je descendrai vers mon fils au séjour des morts! Et il pleurait son fils.
Louis Segond×
), Job (Job 14:13 Job 14:13Oh! si tu voulais me cacher dans le séjour des morts, M'y tenir à couvert jusqu'à ce que ta colère fût passée, Et me fixer un terme auquel tu te souviendras de moi!
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), David (Psaumes 88:3 Psaumes 88:3(88:4) Car mon âme est rassasiée de maux, Et ma vie s'approche du séjour des morts.
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) et Ézéchias (Ésaïe 38:10 Ésaïe 38:10Je disais: Quand mes jours sont en repos, je dois m'en aller Aux portes du séjour des morts. Je suis privé du reste de mes années!
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) savaient qu’ils iraient vers shéol à leur mort. Il est bien évident que ces hommes de Dieu n’auraient pas été envoyés vers un endroit de tourment brûlant éternellement. Il est clair que shéol signifie la tombe, et non un lieu de tourment éternel pour les méchants !

L’équivalent de shéol dans le grec du Nouveau Testament est hadès (séjour des morts) qui se réfère également à la tombe. Malgré l’apparition du mot hadès dans la mythologie grecque pour désigner un royaume souterrain de vague conscience après la mort, ce n’est pas le sens biblique du terme.

Dans les quatre versets du Nouveau Testament qui citent des passages de l’Ancien Testament contenant le mot hébreu shéol, hadès est utilisé pour shéol (Matthieu 11:23 Matthieu 11:23Et toi, Capernaüm, seras-tu élevée jusqu'au ciel? Non. Tu seras abaissée jusqu'au séjour des morts; car, si les miracles qui ont été faits au milieu de toi avaient été faits dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd'hui.
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et Luc 10:15 Luc 10:15Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu'au ciel, tu seras abaissée jusqu'au séjour des morts.
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; Actes 2:27 Actes 2:27Car tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption.
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, Actes 2:31 Actes 2:31c'est la résurrection du Christ qu'il a prévue et annoncée, en disant qu'il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption.
Louis Segond×
). Comme pour shéol, hadès est traduit par « la tombe » ou « le séjour des morts » ou simplement laissé non traduit dans les nouvelles versions de la Bible. Ces mots ne signifient pas ou ne se réfèrent aucunement à un lieu de tourment éternel.

Le deuxième concept est tiré du terme grec, tartaroo

Le mot grec, tartaroo, une forme de tartaros, est également traduit par « abîme de ténèbres » dans le Nouveau Testament. Il est utilisé une seule fois dans la Bible, dans 2 Pierre 2:4 2 Pierre 2:4Car, si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais s'il les a précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement;
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. Pierre se réfère à l’emprisonnement actuel des « anges qui ont péché », anges déchus ou démons.

L’Expository Dictionary of Bible Words explique dans son introduction sur « Cieux et Enfer » que tartaroo signifie « enfermer dans le Tartaros », Tartaros est le nom grec de l’abîme mythologique dans lequel les dieux rebelles ont été enfermés. » En parlant des anges déchus, Pierre utilisa ce terme métaphorique dans la langue grecque de l’époque pour montrer que Dieu les a « précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement ».

Ce que Pierre voulait démontrer est que ces anges déchus sont maintenant retenus sur terre par Dieu dans l’attente de leur jugement ultime à cause de leur rébellion contre leur Créateur et de leur influence destructrice sur l’humanité. Notez également que tartaroo s’applique uniquement aux démons. Nulle part ce mot ne se réfère à un enfer de feu où les êtres humains seraient punis après la mort.

Comme pour les mots shéol et hadès, certaines versions contemporaines de la Bible ne les traduisent pas plutôt que de créer une confusion en utilisant le mot « enfer ».

Le troisième concept est tiré du mot grec « géhenna »

Nous avons vu que le premier mot traduit par « enfer » (« le séjour des morts » dans la Bible française) est mentionné dans la Bible pour décrire tout simplement la tombe, et qu’il est traduit du mot hébreu shéol et du mot grec hadès. Le second « enfer » (traduit en français pas « royaume des ténèbres ») utilisé une seule fois dans la Bible, est tartaroo ou tartaros, et se réfère à la retenue des anges déchus ou des démons sur terre. Donc, nous pourrions en déduire que le troisième « enfer » de la Bible doit sûrement être celui que les méchants devront affronter dans des tourments éternels ! Pas forcément, comme nous allons le voir !

Souvenez-vous de mon voyage en enfer ? Ce dernier des trois « enfers » bibliques était ma destination afin que je puisse vous en parler personnellement.

Le dernier des mots traduits par « enfer » dans la Bible anglaise (« séjour des morts » dans les versions bibliques françaises) est le mot grec géhenna. Comme de nombreux ouvrages de référence bibliques l’expliquent, géhenna vient de l’hébreu Gai-Hinnom qui signifie « vallée de Hinnom ».

Cette profonde vallée se trouve immédiatement au sud de la crête sur laquelle Jérusalem fut construite, puis tourne vers le sud-ouest et à l’ouest de la ville. Elle est mentionnée comme étant la frontière entre les anciennes tribus de Juda et de Benjamin dans Josué 15:8 Josué 15:8Elle montait de là par la vallée de Ben Hinnom au côté méridional de Jebus, qui est Jérusalem, puis s'élevait jusqu'au sommet de la montagne, qui est devant la vallée de Hinnom à l'occident, et à l'extrémité de la vallée des Rephaïm au nord
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et Josué 18:16 Josué 18:16Elle descendait à l'extrémité de la montagne qui est vis-à-vis de la vallée de Ben Hinnom, dans la vallée des Rephaïm au nord. Elle descendait par la vallée de Hinnom, sur le côté méridional des Jébusiens, jusqu'à En Roguel.
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.

Mais comment cette vallée en est-elle venue à être associée avec l’idée d’un enfer de feu ?

Une exploration personnelle de l’enfer

Aujourd’hui, géhenna —l’ancienne vallée de Hinnom est un parc semblable à n’importe lequel à la périphérie de Jérusalem, un espace de paix relative en dehors de l’agitation urbaine. Le jour de notre visite, nous avions la vallée pour nous seuls, à l’exception de plusieurs femmes arabes et de leurs enfants qui récoltaient des olives dont les arbres jalonnent le fond de la vallée.

Gravissant les pentes raides, nous avons exploré quelques-unes des anciennes entrées de tombes qui parsèment la colline au sud.

La Bible rapporte que de terribles choses se sont passées dans cette vallée. Le Anchor Bible Dictionary déclare : « La vallée fut le théâtre de cultes idolâtres aux dieux cananéens Moloch et Baal. Ce culte consistait à sacrifier les enfants en les faisant passer à travers un feu . . . et entre les mains des dieux (Jérémie 7:31 Jérémie 7:31Ils ont bâti des hauts lieux à Topheth dans la vallée de Ben Hinnom, Pour brûler au feu leurs fils et leurs filles: Ce que je n'avais point ordonné, Ce qui ne m'était point venu à la pensée.
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; Jérémie 19:4-5 Jérémie 19:4-5 [4] Ils m'ont abandonné, ils ont profané ce lieu, Ils y ont offert de l'encens à d'autres dieux, Que ne connaissaient ni eux, ni leurs pères, ni les rois de Juda, Et ils ont rempli ce lieu de sang innocent; [5] Ils ont bâti des hauts lieux à Baal, Pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal: Ce que je n'avais ni ordonné ni prescrit, Ce qui ne m'était point venu à la pensée.
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; Jérémie 32:35 Jérémie 32:35Ils ont bâti des hauts lieux à Baal dans la vallée de Ben Hinnom, Pour faire passer à Moloc leurs fils et leurs filles: Ce que je ne leur avais point ordonné; Et il me n'était point venu à la pensée Qu'ils commettraient de telles horreurs Pour faire pécher Juda.
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). Ces pratiques furent observées durant la période des rois d’Israël et de Juda sous les règnes d’Achaz et de Manassé qui sacrifièrent leurs propres enfants (2 Rois 16:3 2 Rois 16:3Il marcha dans la voie des rois d'Israël; et même il fit passer son fils par le feu, suivant les abominations des nations que l'Éternel avait chassées devant les enfants d'Israël.
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; 2 Rois 21:6 2 Rois 21:6Il fit passer son fils par le feu; il observait les nuages et les serpents pour en tirer des pronostics, et il établit des gens qui évoquaient les esprits et qui prédisaient l'avenir. Il fit de plus en plus ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, afin de l'irriter.
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; 2 Chroniques 28:3 2 Chroniques 28:3il brûla des parfums dans la vallée des fils de Hinnom, et il fit passer ses fils par le feu, suivant les abominations des nations que l'Éternel avait chassées devant les enfants d'Israël.
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; 2 Chroniques 33:6 2 Chroniques 33:6Il fit passer ses fils par le feu dans la vallée des fils de Hinnom; il observait les nuages et les serpents pour en tirer des pronostics, il s'adonnait à la magie, et il établit des gens qui évoquaient les esprits et qui prédisaient l'avenir. Il fit de plus en plus ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, afin de l'irriter.
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) ». (David Noel Friedman, éditeur, 1992, Vol 2, « Géhenna », p 927).

Afin de mettre fin à une telle idolâtrie abominable, Josias, roi juste, déclara la vallée comme souillée, rendant ainsi ces cérémonies impures afin que de telles pratiques honteuses n’aient plus jamais lieu à cet endroit (2 Rois 23:10 2 Rois 23:10Le roi souilla Topheth dans la vallée des fils de Hinnom, afin que personne ne fît plus passer son fils ou sa fille par le feu en l'honneur de Moloc.
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). En raison de sa mauvaise réputation, la vallée, située en aval des murs de Jérusalem, devint plus tard une décharge publique. Les déchets, les ordures ainsi que les cadavres d’animaux et de criminels furent déversés et consumés par des incendies qui brûlaient continuellement les ordures.

Maintenant, le sens et la signification de géhenna commencent à devenir clairs. Le terme Géhenna ou géhenne est utilisé 12 fois dans la Bible. Jésus-Christ prononça ce mot 11 fois (la 12e fois fut citée par son demi-frère Jacques). Quand Jésus parla de la géhenne, son auditoire (des habitants de Jérusalem ou de fréquents visiteurs) savait très bien qu’Il faisait allusion à ce feu qui consumait tout ce qui y était jeté, y compris les êtres humains. Il donna un avertissement disant que ce feu destructif serait le sort de ceux qui refusent obstinément de se repentir de leur méchanceté (Matthieu 5:22 Matthieu 5:22Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d'être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d'être puni par le feu de la géhenne.
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, Matthieu 5:29-30 Matthieu 5:29-30 [29] Si ton oeil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. [30] Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi; car il est avantageux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n'aille pas dans la géhenne.
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; Matthieu 23:15 Matthieu 23:15Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte; et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous.
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, Matthieu 23:33 Matthieu 23:33Serpents, race de vipères! comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne?
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; Luc 12:5 Luc 12:5Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne; oui, je vous le dis, c'est lui que vous devez craindre.
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).

Géhenna et l’étang de feu

Mais quand cela aura-t-il lieu ? Il est clair que Géhenna ne brûle pas les méchants en ce moment. Ce destin incendiaire se situe dans le futur, lorsque les méchants incorrigibles seront incinérés dans un feu dévorant qui les réduira en cendres (Malachie 4:1-3 Malachie 4:1-3 [1] Car voici, le jour vient, Ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume; Le jour qui vient les embrasera, Dit l'Éternel des armées, Il ne leur laissera ni racine ni rameau. [2] Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera Le soleil de la justice, Et la guérison sera sous ses ailes; Vous sortirez, et vous sauterez comme les veaux d'une étable, [3] Et vous foulerez les méchants, Car ils seront comme de la cendre Sous la plante de vos pieds, Au jour que je prépare, Dit l'Éternel des armées.
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). Le livre de l’Apocalypse appelle cela « l’étang de feu », et concerne ceux qui y seront jetés pour éprouver « la seconde mort » — et non un tourment éternel (Apocalypse 19:20 Apocalypse 19:20Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image. Ils furent tous les deux jetés vivants dans l'étang ardent de feu et de soufre.
Louis Segond×
; Apocalypse 20:10 Apocalypse 20:10Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles.
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, Apocalypse 20:14-15 Apocalypse 20:14-15 [14] Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu. [15] Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu.
Louis Segond×
; Apocalypse 21:8 Apocalypse 21:8Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.
Louis Segond×
).

L’époque indiquée dans la Bible succède aux 1000 années du règne de Christ sur la terre (Apocalypse 20:1-6 Apocalypse 20:1-6 [1] Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l'abîme et une grande chaîne dans sa main. [2] Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. [3] Il le jeta dans l'abîme, ferma et scella l'entrée au-dessus de lui, afin qu'il ne séduisît plus les nations, jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu'il soit délié pour un peu de temps. [4] Et je vis des trônes; et à ceux qui s'y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n'avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n'avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. [5] Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis. C'est la première résurrection. [6] Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n'a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.
Louis Segond×
) et à la résurrection à la vie physique de tous ceux qui n’ont jamais connu Dieu et Ses voies (Apocalypse 20:5 Apocalypse 20:5Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis. C'est la première résurrection.
Louis Segond×
, Apocalypse 20:11-13 Apocalypse 20:11-13 [11] Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s'enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux. [12] Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs oeuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres. [13] La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux; et chacun fut jugé selon ses oeuvres.
Louis Segond×
).

Ceux qui seront ressuscités à ce momentlà auront la possibilité d’apprendre les voies de Dieu, de se repentir et de recevoir le don de la vie éternelle.

Certains, malheureusement, rejetteront ce don. À leur sujet, la Bible dit : « Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu. » (Apocalypse 20:15 Apocalypse 20:15Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu.
Louis Segond×
) Ceux qui volontairement choisiront de rejeter la voie de Dieu ne pourront pas continuer de vivre selon un tel mode de vie qui n’apporte que des souffrances et la misère. Les Écritures montrent qu’ils mourront — ils cesseront d’exister, mais ne vivrons pas dans un tourment éternel.

Comme nous l’avons vu dans cet article, un examen plus attentif des mots traduits par « enfer » dans la Bible anglaise (ou « séjour des morts » dans les versions françaises), associé à une compréhension des paroles de Jésus-Christ au sujet du destin brûlant des méchants, montre que la vision traditionnelle de l’enfer le décrivant comme un lieu de tourment éternel ne se trouve tout simplement pas dans la Bible. Notre grand Dieu, bien loin d’être sadique en condamnant les êtres humains à une éternité de torture, est plutôt un Dieu de miséricorde qui, comme nous le lisons dans 1 Timothée 2:4 1 Timothée 2:4qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.
Louis Segond×
, « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. »

Soyons reconnaissants d’apprendre et de comprendre la vérité !