Chapitre 1 – À quoi ressemble un alcoolique

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Chapitre 1 – À quoi ressemble un alcoolique

Beaucoup seraient probablement surpris de constater que les alcooliques actifs et les personnes qui abusent régulièrement de l’alcool sont aujourd’hui présents dans tous les milieux. Ceux qui abusent régulièrement de l’alcool pour faire face à la vie, et ceux qui sont atteints de la maladie de l’alcoolisme définie par l’Organisation mondiale de la Santé, se donnent beaucoup de mal pour cacher leur abus ou leur dépendance. Bien trop souvent, les conjoints, les amis et les membres de la famille deviennent des complices malheureux, permettant à l’alcoolique de continuer à boire.

« Le manque de précision de ce terme a amené l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a proposer un terme plus précis, « alcoolodépendance », qui met en avant le caractère addictif de l’alcool et le parallèle qui existe avec les autres troubles de l’addiction […] » (Vidal.fr)

Il est estimé que seuls 2 à 3 % des alcooliques correspondent à l’image stéréotypée de l’ivrogne titubant dans une ruelle ou sous un pont. La plupart des alcooliques et des consommateurs excessifs d’alcool se donnent beaucoup de mal pour cacher le niveau dangereux de consommation d’alcool auquel ils s’adonnent.

L’abus d’alcool crée des problèmes bien plus profonds que ceux généralement attribués officiellement.

Presque tous les représentants de la loi ou les agents de probation confirmeront que dans environ 75 % des délits entraînant une peine de prison, l’alcool sous une forme ou une autre est impliqué.

Cela ne s’arrête certainement pas là.

De façon alarmante, mais peut-être pas surprenante, des chercheurs de l’Université d’Anvers ont interrogé 1500 médecins et spécialistes à travers tout le pays et les résultats ont de quoi interpeller. 18% d’entre eux ont une consommation d’alcool problématique, dans la population générale, c’est 10%, soit près de deux fois moins. Les plus touchés sont les gynécologues, les psychiatres, les anesthésistes et les chirurgiens.

Certains ont avancé qu’il était possible que le pourcentage de chirurgiens et médecins souffrant d’alcoolisme soit sous-estimé. Pourquoi ? Comme tous ceux qui abusent de l’alcool, certaines personnes sont susceptibles de ne pas répondre aux questions car elles ressentent de la honte vis-à-vis de cet abus et de la dépendance qu’il entraîne. Personne ne veut être stigmatisé ainsi.

Le centre de désintoxication Talbott à Atlanta, en Géorgie, est l’un des centres de réadaptation des plus performants pour traiter les médecins, les infirmières et autres professionnels qui luttent contre l’alcool et la dépendance à l’alcool et aux drogues. Leur directeur médical déclara : « Il y a ce problème de personnalité chez nos patients. Les obsessionnels compulsifs, les personnalités fuyantes et passives-agressives sont surreprésentées dans notre population de patients.

Nos patients sont comme bloqués dans un angle mort, incapables de voir comment leur façon de raisonner, de se comporter et de faire face aux situations de la vie réelle interagissent avec leur dépendance et ont un impact sur leur vie de nombreuses diverses manières. » (https://www.talbottcampus. com/index.php/about-us/medical-directors-message)

Puisque l’alcoolisme « ne fait pas acception de personnes », et que les chirurgiens, les médecins, les infirmières, les radiologues et les autres professionnels de la santé en sont également affectés, alors qu’est-ce que cela signifie pour vous en tant que patients ?

Comme indiqué ailleurs dans cette brochure, l’utilisation occasionnelle et modérée d’alcool est permises d’un point de vue biblique.

Mais l’alcool utilisé pour masquer des symptômes chroniques d’anxiété, de dépression, des problèmes interpersonnels, familiaux ou professionnels et bien d’autres, peut rapidement et de manière décisive conduire à une détérioration rapide et progressive de la condition émotionnelle, physique et spirituelle.

Regardons les faits : Si vous cachez la quantité d’alcool que vous consommez à vos proches (qui de toute façon s’en doute probablement), vous avez déjà un gros problème.

La bonne nouvelle est que d’avoir un problème avec l’alcool ne signifie pas que vous êtes fini pour autant. Mais cela veut dire que vous devez sortir du déni, être honnête et chercher à vous faire aider. Arrêtez d’essayer d’arranger les choses, de les gérer, de les contrôler. L’humilité, l’honnêteté et l’abandon de soi sont sur votre liste. Le plus tôt vous agirez pour entamer le chemin de la guérison, et plus vite les choses s’amélioreront pour vous. Il existe un espoir !