Noël rend-il vraiment honneur au Christ ?

9 minutes temps de lecture

Si vous aimez vraiment quelqu’un, célébreriez-vous cette personne en lui rappelant un ancien rival qui lui disputait votre affection ? De nombreux chrétiens se rendent-ils coupables de déshonorer Jésus de cette manière ?

Imaginez une femme offrant un cadeau à son mari pour son anniversaire. Sauf que ce n’est pas son anniversaire ! C’est l’anniversaire d’un ancien petit ami. Pis encore, le cadeau est quelque chose qu’elle avait coutume d’offrir à cet autre homme. Il serait naturel que le mari doute alors de la sincérité de son amour !

Quelqu’un qui vous aime véritablement et cherche à vous témoigner de la considération ne vous jetterait pas au visage de tels souvenirs d’une ancienne flamme !

C’est pourtant exactement ce que Noël représente pour Jésus-Christ : on prétend L’honorer à travers cette fête dont les éléments de célébration servaient jadis à glorifier de faux dieux !

Pourquoi fêtez-vous Noël ?

Si vous êtes comme beaucoup de gens, vous répondriez peut-être que vous fêtez Noël pour faire preuve d’amour envers le Christ. Peut-être assistez-vous à la messe de minuit ou à un office religieux le matin de Noël. Vos enfants participent peut-être à une pièce de théâtre où ils jouent le rôle de Marie et Joseph en route vers Bethléem. Peut-être qu’une crèche ou quelques figurines du Père Noël ornent votre jardin.

Pour beaucoup, Noël est avant tout un moment de partage entre amis et famille : l’odeur des biscuits tout juste sortis du four, l’éclat des yeux des enfants devant un sapin décoré, le bruissement du papier cadeau que l’on déchire avec impatience.

Mais est-ce vraiment tout ce qu’il convient de considérer ? Examinons un autre aspect de Noël à partir d’un article publié sur Witchology.com, un site web se présentant comme une ressource d’information et de recherche sur la sorcellerie, la Wicca, le paganisme, la magie et les arts occultes. Dans son article consacré au Yule, on peut notamment lire :

« Quel est le secret païen que le christianisme a cherché à vous dissimuler ? La vérité concernant Noël, c’est que n’est pas au sujet du Christ. C’est le solstice d’hiver, une fête païenne célébrée à travers le monde depuis des temps immémoriaux, par les tribus amérindiennes, les Vikings, les anciens Romains, et aujourd’hui par les païens contemporains, les sorcières et les wiccans. »

Le fait surprenant, c’est que les informations sur les origines de Noël présentées sur ce site et d’autres sites web consacrés à la sorcellerie sont en réalité vraies ! Les coutumes de Noël trouvent en effet leurs racines dans le paganisme. La naissance de Jésus-Christ n’a même pas eu lieu aux alentours du 25 décembre.

Pourtant, la plupart des gens réagissent à cette information par une formule du type : « Je sais bien que certaines coutumes païennes et laïques ont été intégrées à Noël, mais ces coutumes ont été christianisées. C’est notre façon à nous d’exprimer notre amour envers Jésus. »

Il est cependant temps de se poser la question vraiment difficile que peu de gens veulent affronter : la célébration de Noël pourrait-elle en réalité déshonorer Jésus ?

Un avertissement aux chrétiens de Corinthe

Remontons aux premiers chrétiens qui vivaient dans la cité antique de Corinthe. Comme la plupart des ports maritimes de l’Antiquité, Corinthe était réputée pour son multiculturalisme, ses opportunités commerciales lucratives, sa diversité religieuse et ses plaisirs sulfureux. Le nom même de la ville a donné naissance à un verbe grec signifiant « se livrer à la fornication ». Avec près d’un demi-million d’habitants, Corinthe était une puissance économique et une mégapole selon les normes de l’époque.

La majorité des Corinthiens étaient païens. Ils adoraient les dieux et déesses du panthéon grec et romain ou offraient des sacrifices dans les temples de l’une des diverses « religions à mystères » de l’époque. L’un des temples les plus magnifiques se dressait sur une haute colline surplombant la ville : le temple d’Aphrodite, la déesse de l’amour, où étaient employées un millier de prostituées sacrées.

Lorsque les personnes issues de ce milieu grec païen se convertissaient au christianisme, certaines continuaient naturellement à pratiquer quelques-unes de leurs anciennes coutumes. Il leur aurait été facile de considérer ces rites païens comme des célébrations imprégnées d’un nouvel esprit chrétien honorant Jésus.

L’apôtre Paul a écrit à ces premiers chrétiens dans 1 Corinthiens 10:20-21 : « Je dis que ce qu’on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu ; or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons. »

Réfléchissez à ce que dit Paul. Vous voulez être un disciple de Jésus-Christ. Vous croyez en la Bible comme étant la Parole inspirée de Dieu. Êtes-vous prêt à aller là où la Bible vous conduit ?

Satan et ses démons ne sont pas des créatures de contes de fées. Ils sont réels. Les démons sont des anges qui se sont rebellés contre Dieu et qui incarnent désormais tout ce qui est mal. Dans une autre lettre, Paul désigne Satan comme « le dieu de ce siècle » (2 Corinthiens 4:4). Nous ne pouvons échapper à la logique de Paul. Le paganisme n’est pas inoffensif : c’est l’adoration des démons et du faux dieu de ce siècle ! 

Les origines de Noël n’ont rien à voir avec le Christ

Poursuivons notre lecture de l’article de Witchology sur les origines de la fête de Noël :

« L’un des huit sabbats de la sorcellerie [application erronée d’un terme d’origine biblique à des fêtes païennes], cette saison, connue sous le nom de Yule – la grande fête annuelle de Saturne, les Saturnales de la Rome païenne, le Dies Natalis Solis Invicti [Jour de la naissance du Soleil invaincu] du culte de Mithra, le solstice d’hiver – est un moment sacré dans le calendrier païen…

« Quel est le secret de Noël ? Quels sont les faits que les chrétiens préféreraient que vous ignoriez ? Nous réglons nos horloges en fonction de cette date, nous avons célébré un millénaire à cause d’elle, mais la vérité choquante est que cela ne s’est pas produit. La naissance d’un garçon dans des circonstances remarquables, de parents humbles, dans une étable à Bethléem, n’a pas eu lieu le 25 décembre de l’an 1 après J.-C. » (italiques ajoutés dans l’ensemble du texte).

Encore une fois, ce site web dit vrai. Le Messie annoncé, Jésus-Christ, est bien né d’une vierge à Bethléem, exactement comme l’avaient prédit les prophètes de l’Ancien Testament, mais en aucun cas le 25 décembre, qui était déjà, à cette époque, une grande fête païenne dans plusieurs cultures anciennes.

Le problème avec la célébration moderne de Noël, c’est que ses origines n’ont pas grand-chose à voir avec le vrai Jésus-Christ. Ce n’est pas un secret. Au prix d’une recherche sommaire sur Internet ou dans une encyclopédie sérieuse, chacun peut apprendre que le sapin de Noël, la bûche de Noël, le gui et jusqu’à la date elle-même trouvent leurs racines dans le paganisme, et non dans la Bible.

Votre réaction face à cette information est-elle : « Eh bien, cela n’a pas d’importance puisque je n’utilise pas le sapin de Noël pour adorer les dieux scandinaves, mais pour montrer mon amour à Jésus-Christ » ?

Revenons à ce que Paul a écrit dans 1 Corinthiens 10 : « ce qu’on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu ; or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons. »

Les Écritures nous obligent à nous poser une question difficile : dans quelle mesure êtes-vous prêt à mélanger la coupe du Seigneur et la coupe des démons, en vous persuadant que cela n’a pas d’importance pour le Christ ?

J’ai évoqué en ouverture de cet article le cas d’une femme qui aurait repris tous les éléments de la fête d’anniversaire qu’elle avait fait pour un ancien petit ami, y compris la date, pour l’offrir à son mari comme si c’était sa propre fête d’anniversaire – alors que ce n’était même pas sa date de naissance à lui. Prétendre que c’est l’anniversaire de quelqu’un et lui organiser une fête qui rappelle une relation passée malsaine, ce n’est pas faire preuve d’amour ou de respect, n’est-ce pas ?

Alors pourquoi croire que vous faites preuve d’amour et de respect envers Jésus lorsque vous Lui faites la même chose en organisant une fête issue du paganisme et en prétendant que c’est Son anniversaire ?

Adorer en esprit et en vérité

L’Évangile selon Luc relate une conversation entre Jésus et une femme Samaritaine près d’un puits en Samarie. Les Samaritains formaient un peuple singulier : ils prétendaient adorer le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob tout en rejetant bon nombre des enseignements des Écritures de l’Ancien Testament. Ils refusaient de se rendre au temple de Jérusalem et mêlaient des coutumes païennes au culte du vrai Dieu.

Plus tard, lorsque les disciples du Christ vinrent dans cette région pour prêcher l’Évangile après la mort et la résurrection du Christ, ils rencontrèrent un homme nommé Simon, comme le rapporte le livre des Actes au chapitre 8. Ce Simon était un sorcier qui prétendait représenter Dieu en utilisant les rites et les coutumes du culte des démons, allant jusqu’à se faire baptiser en tant que prétendu disciple de Jésus, tout en persistant dans ses anciennes pratiques.

Pourtant, lors de Sa rencontre antérieure avec la femme Samaritaine, Jésus l’a confrontée à la réalité de qui Il était vraiment, lui déclarant : « Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. » (Jean 4:23)

Encore une fois, Jésus Lui-même a dit que « les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ». Méditez bien cette parole.

Une partie de cette vérité consiste en ce que l’Écriture interdit d’honorer Dieu de la manière dont les gens honoraient autrefois de faux dieux. Cela est inacceptable pour Lui. Comme Il l’a dit aux anciens Israélites avant qu’ils n’entrent dans la Terre Promise : « Lorsque l’Eternel, ton Dieu, aura exterminé les nations que tu vas chasser devant toi, lorsque tu les auras chassées et que tu te seras établi dans leur pays, garde-toi de te laisser prendre au piège en les imitant, après qu’elles auront été détruites devant toi. Garde-toi de t’informer de leurs dieux et de dire : Comment ces nations servaient-elles leurs dieux ? Moi aussi, je veux faire de même. Tu n’agiras pas ainsi à l’égard de l’Eternel, ton Dieu ; car elles servaient leurs dieux en faisant toutes les abominations qui sont odieuses à l’Eternel, […] Vous observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous ordonne ; vous n’y ajouterez rien, et vous n’en retrancherez rien. » (Deutéronome 12:29-32)

N’est-il pas temps de remettre en question la légitimité d’un christianisme paganisé ? N’est-il pas temps de cesser d’envelopper Jésus dans les apparences des anciennes Saturnales païennes, du culte de Mithra et des divinités scandinaves, et de chercher plutôt à adorer le Père et Son Fils en esprit et en vérité ?

Il n’est jamais facile de remettre en question les croyances et les pratiques que l’on a acceptées toute sa vie. Mais nous devons nous demander si Dieu ne souhaite pas quelque chose de différent dans notre relation avec Lui !

Dieu vous invite à L’adorer en esprit et en vérité. Débarrassons-nous de ces coutumes païennes dans notre adoration du grand Dieu et de Son Fils Jésus-Christ et honorons-Les comme Ils nous le demandent dans la Bible !

Course Content

Gary Petty

Contributor

Gary Petty est diplômé de l’Ambassador College (1978) et titulaire d'un BS en communication de masse. Il a travaillé pendant six ans dans le domaine de la radio en Pennsylvanie et au Texas. Il a été ordonné ministre en 1984 et a servi des congrégations à Longview et Houston au Texas, à Rockford dans l'Illinois, à Janesville et Beloit dans le Wisconsin, et à San Antonio, Austin et Waco au Texas. Il est actuellement pasteur des congrégations de l’Église de Dieu Unie à Nashville, Murfreesboro et Jackson, dans le Tennessee.