L’origine du choix de la date de Noël

Vous êtes ici

L’origine du choix de la date de Noël

Gérard et Patricia Del Re expliquent comment le 25 décembre est devenu une fête officielle romaine : « Les Saturnales et les Calendes [nouvelles lunes] étaient les fêtes [païennes] les plus connues des premiers chrétiens, du 17 au 24 décembre et du 1er au 3 janvier, mais la tradition qu’adoptèrent les Romains de célébrer le 25 décembre comme jour de naissance du Christ provenait de la Perse. Mithra, le dieu perse de la lumière et des contrats sacrés, était né d’un rocher un 25 décembre. Rome était réputée pour flirter avec les dieux et les cultes étranges, et au IIIe siècle [en 274 de notre ère], l’empereur non chrétien Aurélien introduisit la fête de Dies Invicti Solis, du soleil invincible, le 25 décembre.

Mithra était le soleil personnifié. Cette période de sa renaissance était donc un jour important dans le mithraïsme, qui était devenu la plus récente religion officielle de Rome sous le patronage d’Aurélien. On pense que l’empereur Constantin adhéra au mithraïsme jusqu’à sa conversion au christianisme. Il s’arrangea probablement pour que cette fête majeure de son ancienne religion occupe aussi une place dans sa nouvelle foi » (The Christmas Almanach, 1979, p. 17).

Bien qu’il soit difficile de déterminer l’année où l’on célébra Noël pour la première fois un 25 décembre, les historiens s’accordent généralement pour dire que ce fut au IVe siècle.

Cette date est étonnamment tardive. Noël ne fut pas célébré à Rome, la capitale de l’Empire, avant que 300 ans se soient écoulés depuis la mort du Christ. Son origine ne remonte visiblement pas aux enseignements ou aux pratiques des premiers chrétiens. L’adoption de la fête de Noël représentait un abandon flagrant de « la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 1:3 Jude 1:3Bien aimés, comme je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de le faire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes.
Louis Segond×
).