Une découverte archéologique stupéfiante : le puissant Empire assyrien émerge de la poussière

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Une découverte archéologique stupéfiante

le puissant Empire assyrien émerge de la poussière

La mise à jour des vestiges de l’ancien Empire assyrien est considérée comme l’une des plus grandes découvertes archéologiques de tous les temps.

C’est au début du second millénaire avant J.-C. que l’Assyrie s’est manifestée pour la première fois en tant qu’empire. Les vestiges d’une ziggourat de cette époque (en d’autres termes la tour d’un temple) se dressent encore aujourd’hui à proximité du site de son ancienne capitale.

Au IXe siècle avant J.-C., l’Assyrie se transforma en un empire agressif et puissant. C’est à cette époque, approximativement 40 ans après le règne de Salomon, qu’Israël s’était scindé en deux royaumes distincts — Israël et Juda (1 Rois 12:16-24 1 Rois 12:16-24 [16] Lorsque tout Israël vit que le roi ne l'écoutait pas, le peuple répondit au roi: Quelle part avons-nous avec David? Nous n'avons point d'héritage avec le fils d'Isaï! A tes tentes, Israël! Maintenant, pourvois à ta maison, David! Et Israël s'en alla dans ses tentes. [17] Les enfants d'Israël qui habitaient les villes de Juda furent les seuls sur qui régna Roboam. [18] Alors le roi Roboam envoya Adoram, qui était préposé aux impôts. Mais Adoram fut lapidé par tout Israël, et il mourut. Et le roi Roboam se hâta de monter sur un char, pour s'enfuir à Jérusalem. [19] C'est ainsi qu'Israël s'est détaché de la maison de David jusqu'à ce jour. [20] Tout Israël ayant appris que Jéroboam était de retour, ils l'envoyèrent appeler dans l'assemblée, et ils le firent roi sur tout Israël. La tribu de Juda fut la seule qui suivit la maison de David. [21] Roboam, arrivé à Jérusalem, rassembla toute la maison de Juda et la tribu de Benjamin, cent quatre-vingt mille hommes d'élite propres à la guerre, pour qu'ils combattissent contre la maison d'Israël afin de la ramener sous la domination de Roboam, fils de Salomon. [22] Mais la parole de Dieu fut ainsi adressée à Schemaeja, homme de Dieu: [23] Parle à Roboam, fils de Salomon, roi de Juda, et à toute la maison de Juda et de Benjamin, et au reste du peuple. [24] Et dis-leur: Ainsi parle l'Éternel: Ne montez point, et ne faites pas la guerre à vos frères, les enfants d'Israël! Que chacun de vous retourne dans sa maison, car c'est de par moi que cette chose est arrivée. Ils obéirent à la parole de l'Éternel, et ils s'en retournèrent, selon la parole de l'Éternel.
Louis Segond×
). Dirigés par des monarques compétents et impitoyables, les Assyriens se mirent à menacer et à conquérir leurs voisins. Ils finirent par subjuguer l’ensemble du Croissant Fertile qui s’étend de la Mésopotamie jusqu’à l’Égypte. Vers la fin du VIIIe siècle, ils écrasèrent le royaume d’Israël.

Vers la même époque, ils envahirent également le royaume de Juda, au sud, conquérant ses principales villes et assiégeant sa capitale, Jérusalem (Ésaïe 36:1-2 Ésaïe 36:1-2 [1] La quatorzième année du roi Ézéchias, Sanchérib, roi d'Assyrie, monta contre toutes les villes fortes de Juda et s'en empara. [2] Et le roi d'Assyrie envoya de Lakis à Jérusalem, vers le roi Ézéchias, Rabschaké avec une puissante armée. Rabschaké s'arrêta à l'aqueduc de l'étang supérieur, sur le chemin du champ du foulon.
Louis Segond×
).

La Bible rapporte les paroles pleines de vantardise de ce roi assyrien arrogant qu’était Sanchérib, alors qu’il s’efforçait d’intimider et d’humilier Ézéchias, roi de Juda (Ésaïe 36:4-10 Ésaïe 36:4-10 [4] Rabschaké leur dit: Dites à Ézéchias: Ainsi parle le grand roi, le roi d'Assyrie: Quelle est cette confiance, sur laquelle tu t'appuies? [5] Je te le dis, ce ne sont que des paroles en l'air: il faut pour la guerre de la prudence et de la force. En qui donc as-tu placé ta confiance, pour t'être révolté contre moi? [6] Voici, tu l'as placée dans l'Égypte, tu as pris pour soutien ce roseau cassé, qui pénètre et perce la main de quiconque s'appuie dessus: tel est Pharaon, roi d'Égypte, pour tous ceux qui se confient en lui. [7] Peut-être me diras-tu: C'est en l'Éternel, notre Dieu, que nous nous confions. Mais n'est-ce pas lui dont Ézéchias a fait disparaître les hauts lieux et les autels, en disant à Juda et à Jérusalem: Vous vous prosternerez devant cet autel? [8] Maintenant, fais une convention avec mon maître, le roi d'Assyrie, et je te donnerai deux mille chevaux, si tu peux fournir des cavaliers pour les monter. [9] Comment repousserais-tu un seul chef d'entre les moindres serviteurs de mon maître? Tu mets ta confiance dans l'Égypte pour les chars et pour les cavaliers. [10] D'ailleurs, est-ce sans la volonté de l'Éternel que je suis monté contre ce pays pour le détruire? L'Éternel m'a dit: Monte contre ce pays, et détruis-le.
Louis Segond×
).

Les histoires bibliques à propos de cet empire ont-elles réellement eu lieu, ou bien sont-elles des fables ? Souvenez-vous qu’à un moment donné beaucoup de moqueurs avaient contesté l’existence même de l’Empire assyrien. Mais il ne s’agissait pas d’un mythe. À mesure que Ninive, une des capitales de l’Empire, livrait les vestiges des siècles passés, on a pu prouver de façon spectaculaire que cette invasion assyrienne avait bel et bien eu lieu.

Des documents assyriens de cette époque citent le roi Sanchérib qui se vante d’avoir fait subir à Juda une invasion dévastatrice : « Quarante-six des villes fortifiées d’Ézéchias et d’innombrables villages de moindre importance […] j’ai pu assiéger et conquérir […] Pour ce qui est d’Ézéchias, il fut écrasé devant l’ampleur et la splendeur de ma magnificence. » (Erika Bleibtreu, ‘Grisly Assyrian Record of Torture and Death’, Biblical Archaeology Review, January-February 1991, p. 60) Sanchérib fit remarquer qu’il avait fait d’Ézéchias « un prisonnier dans Jérusalem, sa résidence royale, comme il en serait d’un oiseau en cage. » (Magnus Magnusson, Archaeology and the Bible, 1977, p. 186)

Le récit biblique est en accord avec le compte-rendu de Sanchérib à propos de l’invasion assyrienne, et décrit le désespoir du royaume de Juda, alors que les Assyriens font le siège de Jérusalem, leur dernier bastion de résistance. Cependant, la Bible poursuit sa narration là où les annales assyriennes demeurent silencieuses. Avec Jérusalem menacée d’une destruction imminente, le peuple de Juda, sous la direction du roi Ézéchias, se met à adresser des prières ferventes à Dieu (Ésaïe 37:15-20 Ésaïe 37:15-20 [15] à qui il adressa cette prière: [16] Éternel des armées, Dieu d'Israël, assis sur les chérubins! C'est toi qui es le seul Dieu de tous les royaumes de la terre, c'est toi qui as fait les cieux et la terre. [17] Éternel, incline ton oreille, et écoute! Éternel, ouvre tes yeux, et regarde! Entends toutes les paroles que Sanchérib a envoyées pour insulter au Dieu vivant! [18] Il est vrai, ô Éternel! que les rois d'Assyrie ont ravagé tous les pays et leur propre pays, [19] et qu'ils ont jeté leurs dieux dans le feu; mais ce n'étaient point des dieux, c'étaient des ouvrages de mains d'homme, du bois et de la pierre; et ils les ont anéantis. [20] Maintenant, Éternel, notre Dieu, délivre-nous de la main de Sanchérib, et que tous les royaumes de la terre sachent que toi seul es l'Éternel!
Louis Segond×
) et devient, contre toute attente, l’objet d’une délivrance miraculeuse.

Sanchérib, le roi guerrier, s’était vanté d’avoir humilié Ézéchias, le piégeant dans Jérusalem, qu’il s’apprêtait à entourer et à prendre d’assaut.

Bien que Sanchérib ait pris soin de faire enregistrer toutes les villes qu’il captura et détruisit, il est une ville qui, curieusement, ne figure pas sur la liste — Jérusalem. Tout ce dont il parle, c’est d’avoir assiégé Ézéchias dans la ville — mais non de l’avoir prise ou d’avoir capturé le roi de Juda. Que s’est-il passé ? Les Assyriens, de même que d’autres grands empires de l’époque, ne laissaient jamais de traces de leurs défaites. Selon le témoignage de la Bible, ils furent frappés par la calamité, alors qu’ils attendaient de prendre d’assaut les remparts de Jérusalem :

« Cette nuit-là, l’ange de l’Éternel sortit, et frappa dans le camp des Assyriens cent quatre-vingt-cinq mille hommes. Et quand on se leva le matin, voici, c’étaient tous des corps morts. Alors Sanchérib, roi d’Assyrie, leva le camp, partit et s’en retourna; et il resta à Ninive. » (2 Rois 19:35-36 2 Rois 19:35-36 [35] Cette nuit-là, l'ange de l'Éternel sortit, et frappa dans le camp des Assyriens cent quatre-vingt-cinq mille hommes. Et quand on se leva le matin, voici, c'étaient tous des corps morts. [36] Alors Sanchérib, roi d'Assyrie, leva son camp, partit et s'en retourna; et il resta à Ninive.
Louis Segond×
)

Pour ce qui est de Sanchérib lui-même, il allait mourir dans l’ignominie, assassiné par deux de ses fils. « Comme il était prosterné dans la maison de Nisroc, son dieu, Adrammélec et Scharetser, ses fils, le frappèrent avec l’épée […] » (2 Rois 19:37 2 Rois 19:37Or, comme il était prosterné dans la maison de Nisroc, son dieu, Adrammélec et Scharetser, ses fils, le frappèrent avec l'épée, et s'enfuirent au pays d'Ararat. Et Ésar Haddon, son fils, régna à sa place.
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). Nous disposons aussi de documents assyriens qui confirment cet assassinat. Le fils de Sanchérib, Esar-Haddon, régna à la place de son père, mais l’Empire assyrien allait bientôt connaître son apogée et ensuite décliner. L’Assyrie avait servi d’instrument pour punir Israël à cause de ses péchés répugnants (Ésaïe 10:5-6 Ésaïe 10:5-6 [5] Malheur à l'Assyrien, verge de ma colère! La verge dans sa main, c'est l'instrument de ma fureur. [6] Je l'ai lâché contre une nation impie, Je l'ai fait marcher contre le peuple de mon courroux, Pour qu'il se livre au pillage et fasse du butin, Pour qu'il le foule aux pieds comme la boue des rues.
Louis Segond×
). À leur tour, les Assyriens allaient être punis pour leurs propres péchés (Ésaïe 10:12 Ésaïe 10:12Mais, quand le Seigneur aura accompli toute son oeuvre Sur la montagne de Sion et à Jérusalem, Je punirai le roi d'Assyrie pour le fruit de son coeur orgueilleux, Et pour l'arrogance de ses regards hautains.
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). Ninive, leur capitale, tomba entre les mains des Babyloniens en 612 avant J.-C. Environ 50 ans après avoir connu son apogée, cet empire vorace devait à son tour s’effondrer pour virtuellement disparaître de la scène historique.

À l’époque de Jésus-Christ et des apôtres, il ne restait plus aucune preuve tangible de l’existence de Ninive. Lucien de Samosate (120-180 après J.-C.), un écrivain grec, se lamentait : « Ninive a péri. Aucune trace d’elle ne subsiste. Personne ne peut localiser l’endroit où elle existait. » (Magnusson, p. 175) Une telle pénurie de vestiges visibles a amené certains chercheurs du XIXe siècle à se montrer sceptiques à l’idée même que Ninive ou une partie quelconque de l’Empire assyrien ait pu exister, et encore bien moins dominer une partie appréciable du monde.

En fait, la Bible était la seule source historique de cette époque qui confirmait l’existence de l’Empire. Les récits historiques et les prophéties de l’Ancien Testament évoquaient l’Assyrie. Jésus parlait de Ninive comme d’un fait historique (Matthieu 12:41 Matthieu 12:41Les hommes de Ninive se lèveront, au jour du jugement, avec cette génération et la condamneront, parce qu'ils se repentirent à la prédication de Jonas; et voici, il y a ici plus que Jonas.
Louis Segond×
). Il y eut cependant quelques érudits qui contestèrent le témoignage de Jésus et des prophètes — du moins, jusqu’à cette « décennie spectaculaire du milieu du XIXe siècle […] lorsque Austen Henry Layard et Paul Emile Botta redécouvrirent, dans le nord de l’Irak, les anciens vestiges de trois cités assyriennes (dont Ninive), ainsi que des preuves tangibles de cette panoplie militaire qui avait écrasé toute résistance depuis le Tigre jusqu’au Nil. L’Empire assyrien […] manifestait toute sa puissance impressionnante grâce à l’archéologie. » (Magnusson, p. 175)

Les sceptiques furent réduits au silence. Ils ne purent répliquer d’aucune façon. Les fouilles qui ont été opérées sur le site de Ninive et d’autres villes avoisinantes ont permis de mettre à jour une incroyable abondance de preuves historiques, incluant « des dizaines de milliers de tablettes d’argile » contenant « une immense quantité d’informations. » (The Interpreter’s Dictionary of the Bible, 1962, Vol. 1, Assyria and Babylon, p. 275) La Bible avait donc eu raison depuis le début.