CHAPITRE 3 : Le sabbat a-t-il été changé dans le Nouveau Testament ?

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CHAPITRE 3 : Le sabbat a-t-il été changé dans le Nouveau Testament ?

Nous avons vu que Jésus-Christ n’a pas changé le jour du sabbat de Dieu. Au contraire, tout au long de son ministère, il a précisé le but et l’intention véritables du sabbat. Il a souvent montré, particulièrement par ses enseignements et ses actions lors de ce jour, que le sabbat préfigure l’âge messianique à venir qui sera une époque de guérison, de liberté et de restauration pour toute l’humanité.

Jésus observait le sabbat. Manifestement, au moment de sa mort, ses plus proches disciples l’observaient aussi, car ils attendirent la fin du sabbat pour préparer le corps de Jésus (Matthieu 28:1 Matthieu 28:1Après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le sépulcre.
Louis Segond×
; Marc 16:1-2 Marc 16:1-2 [1] Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d'aller embaumer Jésus. [2] Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever.
Louis Segond×
; Luc 23:56 Luc 23:56et, s'en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums. Puis elles se reposèrent le jour du sabbat, selon la loi.
Louis Segond×
; Luc 24:1 Luc 24:1Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre de grand matin, portant les aromates qu'elles avaient préparés.
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). Cinquante jours après la résurrection du Christ, nombreux furent les disciples qui s’assemblèrent le jour de la Pentecôte, l’un des sept sabbats annuels (ou fêtes) observés tout comme le sabbat hebdomadaire (Lévitique 23:1-44 Lévitique 23:1-44 [1] L'Éternel parla à Moïse, et dit: [2] Parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras: Les fêtes de l'Éternel, que vous publierez, seront de saintes convocations. Voici quelles sont mes fêtes. [3] On travaillera six jours; mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos: il y aura une sainte convocation. Vous ne ferez aucun ouvrage: c'est le sabbat de l'Éternel, dans toutes vos demeures. [4] Voici les fêtes de l'Éternel, les saintes convocations, que vous publierez à leurs temps fixés. [5] Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l'Éternel. [6] Et le quinzième jour de ce mois, ce sera la fête des pains sans levain en l'honneur de l'Éternel; vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain. [7] Le premier jour, vous aurez une sainte convocation: vous ne ferez aucune oeuvre servile. [8] Vous offrirez à l'Éternel, pendant sept jours, des sacrifices consumés par le feu. Le septième jour, il y aura une sainte convocation: vous ne ferez aucune oeuvre servile. [9] L'Éternel parla à Moïse, et dit: [10] Parle aux enfants d'Israël et tu leur diras: Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, et que vous y ferez la moisson, vous apporterez au sacrificateur une gerbe, prémices de votre moisson. [11] Il agitera de côté et d'autre la gerbe devant l'Éternel, afin qu'elle soit agréée: le sacrificateur l'agitera de côté et d'autre, le lendemain du sabbat. [12] Le jour où vous agiterez la gerbe, vous offrirez en holocauste à l'Éternel un agneau d'un an sans défaut; [13] vous y joindrez une offrande de deux dixièmes de fleur de farine pétrie à l'huile, comme offrande consumée par le feu, d'une agréable odeur à l'Éternel; et vous ferez une libation d'un quart de hin de vin. [14] Vous ne mangerez ni pain, ni épis rôtis ou broyés, jusqu'au jour même où vous apporterez l'offrande à votre Dieu. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez. [15] Depuis le lendemain du sabbat, du jour où vous apporterez la gerbe pour être agitée de côté et d'autre, vous compterez sept semaines entières. [16] Vous compterez cinquante jours jusqu'au lendemain du septième sabbat; et vous ferez à l'Éternel une offrande nouvelle. [17] Vous apporterez de vos demeures deux pains, pour qu'ils soient agités de côté et d'autre; ils seront faits avec deux dixièmes de fleur de farine, et cuits avec du levain: ce sont les prémices à l'Éternel. [18] Outre ces pains, vous offrirez en holocauste à l'Éternel sept agneaux d'un an sans défaut, un jeune taureau et deux béliers; vous y joindrez l'offrande et la libation ordinaires, comme offrande consumée par le feu, d'une agréable odeur à l'Éternel. [19] Vous offrirez un bouc en sacrifice d'expiation, et deux agneaux d'un an en sacrifice d'actions de grâces. [20] Le sacrificateur agitera ces victimes de côté et d'autre devant l'Éternel, avec le pain des prémices et avec les deux agneaux: elles seront consacrées à l'Éternel, et appartiendront au sacrificateur. [21] Ce jour même, vous publierez la fête, et vous aurez une sainte convocation: vous ne ferez aucune oeuvre servile. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez. [22] Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu abandonneras cela au pauvre et à l'étranger. Je suis l'Éternel, votre Dieu. [23] L'Éternel parla à Moïse, et dit: [24] Parle aux enfants d'Israël, et dis: Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, et une sainte convocation. [25] Vous ne ferez aucune oeuvre servile, et vous offrirez à l'Éternel des sacrifices consumés par le feu. [26] L'Éternel parla à Moïse, et dit: [27] Le dixième jour de ce septième mois, ce sera le jour des expiations: vous aurez une sainte convocation, vous humilierez vos âmes, et vous offrirez à l'Éternel des sacrifices consumés par le feu. [28] Vous ne ferez aucun ouvrage ce jour-là, car c'est le jour des expiations, où doit être faite pour vous l'expiation devant l'Éternel, votre Dieu. [29] Toute personne qui ne s'humiliera pas ce jour-là sera retranchée de son peuple. [30] Toute personne qui fera ce jour-là un ouvrage quelconque, je la détruirai du milieu de son peuple. [31] Vous ne ferez aucun ouvrage. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants dans tous les lieux où vous habiterez. [32] Ce sera pour vous un sabbat, un jour de repos, et vous humilierez vos âmes; dès le soir du neuvième jour jusqu'au soir suivant, vous célébrerez votre sabbat. [33] L'Éternel parla à Moïse, et dit: [34] Parle aux enfants d'Israël, et dis: Le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la fête des tabernacles en l'honneur de l'Éternel, pendant sept jours. [35] Le premier jour, il y aura une sainte convocation: vous ne ferez aucune oeuvre servile. [36] Pendant sept jours, vous offrirez à l'Éternel des sacrifices consumés par le feu. Le huitième jour, vous aurez une sainte convocation, et vous offrirez à l'Éternel des sacrifices consumés par le feu; ce sera une assemblée solennelle: vous ne ferez aucune oeuvre servile. [37] Telles sont les fêtes de l'Éternel, les saintes convocations, que vous publierez, afin que l'on offre à l'Éternel des sacrifices consumés par le feu, des holocaustes, des offrandes, des victimes et des libations, chaque chose au jour fixé. [38] Vous observerez en outre les sabbats de l'Éternel, et vous continuerez à faire vos dons à l'Éternel, tous vos sacrifices pour l'accomplissement d'un voeu et toutes vos offrandes volontaires. [39] Le quinzième jour du septième mois, quand vous récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête à l'Éternel, pendant sept jours: le premier jour sera un jour de repos, et le huitième sera un jour de repos. [40] Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d'arbres touffus et des saules de rivière; et vous vous réjouirez devant l'Éternel, votre Dieu, pendant sept jours. [41] Vous célébrerez chaque année cette fête à l'Éternel, pendant sept jours. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants. Vous la célébrerez le septième mois. [42] Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes; tous les indigènes en Israël demeureront sous des tentes, [43] afin que vos descendants sachent que j'ai fait habiter sous des tentes les enfants d'Israël, après les avoir fait sortir du pays d'Égypte. Je suis l'Éternel, votre Dieu. [44] C'est ainsi que Moïse dit aux enfants d'Israël quelles sont les fêtes de l'Éternel.
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). Ce jour-là, l’Église du Nouveau Testament fut instituée par la venue du Saint-Esprit (Actes 2:1-4 Actes 2:1-4 [1] Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. [2] Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. [3] Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. [4] Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
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). Nous ne voyons la preuve d’aucun changement au moment de la mort et de la résurrection du Christ ; au contraire, nous constatons que ses disciples continuèrent d’observer les sabbats tout comme lui-même l’avait fait.

Si le sabbat, ou toute autre partie de la loi de Dieu, avait été aboli ou modifié dans l’Église primitive, nous trouverions des preuves évidentes dans les écrits du Nouveau Testament. Après tout, les livres du Nouveau Testament ont été rédigés sur plusieurs décennies au premier siècle de notre ère, jusqu’aux années 90, plus de soixante ans après la mort et la résurrection de Jésus.

Paul a-t-il aboli le sabbat ?

Beaucoup de ceux qui soutiennent que le sabbat a été aboli dans le Nouveau Testament fondent leur opinion sur les écrits de l’apôtre Paul. Mais est-ce correct ? Trois passages sont communément cités pour prouver cette affirmation : Romains 14:5-6 Romains 14:5-6 [5] Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. [6] Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c'est pour le Seigneur qu'il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c'est pour le Seigneur qu'il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.
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; Colossiens 2:16-17 Colossiens 2:16-17 [16] Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats: [17] c'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.
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; Galates 4:9-10 Galates 4:9-10 [9] mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore? [10] Vous observez les jours, les mois, les temps et les années!
Louis Segond×
.

Un principe essentiel à la compréhension de la Bible est de considérer chaque verset dans son contexte : dans le contexte immédiat de ce qui est examiné, et aussi dans le contexte social et historique plus général, qui influença l’auteur et son audience au moment de la rédaction. Examinons chacun de ces versets dans leur contexte et voyons si Paul a vraiment annulé ou aboli l’observance du sabbat.

Considérons d’abord les déclarations de Paul lui-même à propos de la loi de Dieu. Plus de vingt-cinq ans après la mort de Jésus-Christ, il a écrit dans Romains 7:12 Romains 7:12La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
Louis Segond×
: « La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. » Dans Romains 2:13 Romains 2:13Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés.
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, il a déclaré : « Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. » Dans Romains 7:22 Romains 7:22Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur;
Louis Segond×
, il a dit : « Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur. »

Beaucoup supposent qu’à partir du moment où on a la foi en Jésus-Christ, il n’est plus nécessaire d’observer la loi. Paul a lui-même abordé ce concept dans Romains 3:31 Romains 3:31Anéantissons-nous donc la loi par la foi? Loin de là! Au contraire, nous confirmons la loi.
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: « Annulons-nous (grec katargeo, signifiant “détruire” ou “abolir”) donc la loi par la foi ? Loin de là ! Au contraire, nous confirmons (grec histemi, signifiant “ériger” ou “dresser”) la loi. » Paul a déclaré que la foi n’abolit pas la loi ; au contraire, elle l’établit et la soutient.

Actes 24 rapporte la défense de Paul devant le gouverneur romain Félix. Aux dirigeants religieux juifs qui l’accusaient de dissension et de sédition, Paul a répondu qu’il servait « le Dieu de mes pères […], croyant tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes » (Actes 24:14 Actes 24:14Je t'avoue bien que je sers le Dieu de mes pères selon la voie qu'ils appellent une secte, croyant tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes,
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).

Deux ans plus tard, il s’est à nouveau défendu contre de telles récriminations, mais cette fois devant un autre gouverneur romain, Festus. « Je n’ai rien fait de coupable, ni contre la loi des Juifs, ni contre le temple, ni contre César », a-t-il répondu à toutes les accusations portées contre lui (Actes 25:8 Actes 25:8Paul entreprit sa défense, en disant: Je n'ai rien fait de coupable, ni contre la loi des Juifs, ni contre le temple, ni contre César.
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).

Ici, quelque vingt à trente années après la mort de Jésus-Christ, Paul a déclaré qu’il croyait « tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes » (termes utilisés pour désigner l’Ancien Testament) et qu’il n’avait rien fait contre la loi.

À la lumière de ces déclarations précises, on devrait pouvoir s’attendre à trouver des instructions tout aussi précises concernant l’abolition du sabbat, si telles étaient la compréhension et l’intention de Paul. Mais est-ce le cas ?

Tous les jours d’adoration sont-ils semblables ? (Romains 14:5-6 Romains 14:5-6 [5] Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. [6] Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c'est pour le Seigneur qu'il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c'est pour le Seigneur qu'il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.
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)

Dans Romains 14:5-6 Romains 14:5-6 [5] Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. [6] Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c'est pour le Seigneur qu'il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c'est pour le Seigneur qu'il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.
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, Paul a écrit : « Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu. »

Certaines personnes pourraient déduire de cette déclaration que Paul est en train de dire que le jour choisi pour se reposer et adorer importe peu, du moment que l’on a « en son esprit une pleine conviction » et que l’on « agit ainsi pour le Seigneur ». Cela veut-il dire que le sabbat n’est pas différent des autres jours, ou que nous sommes libres de choisir le jour que nous voulons observer ?

Pour en arriver à une telle conclusion, il faudrait lire dans le verset ce qu’il ne dit pas, car le sabbat n’est mentionné nulle part ici. En fait, on ne trouve aucune mention du mot sabbat, ni aucune indication précise quant à son observance dans toute l’épître. Dans ce verset, il est simplement fait référence à des « jours », et non au sabbat ou à d’autres jours de repos et d’adoration commandés par Dieu.

Souvenons-nous que Paul a déjà dit dans cette épître : « La loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon » (Romains 7:12 Romains 7:12La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
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) ; « Ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés » (Romains 2:13 Romains 2:13Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés.
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) ; et « Je prends plaisir à la loi de Dieu » (Romains 7:22 Romains 7:22Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur;
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). S’il voulait dire ici que l’observance du sabbat n’a plus d’importance, une telle affirmation serait en totale contradiction avec les autres déclarations de cette même lettre.

De quels jours Paul parlait-il ?

Quels sont les jours dont Paul parlait ? Pour le découvrir, il faut tenir compte du contexte.

Paul écrivait à l’Église de Rome qui était composée à la fois de croyants juifs et de croyants gentils. Dans les versets 2 et 3, Paul parle du végétarisme (« Tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes »), et il continue sur ce sujet au verset 6 (« Celui qui mange […] celui qui ne mange pas ») (Romains 14:2-3 Romains 14:2-3 [2] Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. [3] Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli.
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; Romains 14:6 Romains 14:6Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c'est pour le Seigneur qu'il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c'est pour le Seigneur qu'il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.
Louis Segond×
).

Le passage en question qui traite des jours se trouve aux versets 5 et 6, entre les références à la consommation de viande et au végétarisme des versets 2, 3 et 6 (Romains 14:2-3 Romains 14:2-3 [2] Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. [3] Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli.
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; Romains 14:5-6 Romains 14:5-6 [5] Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. [6] Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c'est pour le Seigneur qu'il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c'est pour le Seigneur qu'il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.
Louis Segond×
). Il n’y a aucun lien biblique entre l’observance du sabbat et le végétarisme. Présumer que Paul se réfère ici au sabbat nécessite donc de sortir ces versets de leur contexte.

« L’étroite relation du contexte avec le fait de manger suggère que Paul pense à un jour spécial mis à part pour festoyer ou pour jeûner. » (Everett F. Harrison, The Expositor’s Bible Commentary, Vol. 10, p.146) Il est évident que Paul parlait de jours romains ou d’autres jours spéciaux lors desquels la coutume était de festoyer, de jeûner ou de s’abstenir de certaines nourritures.

Le contexte nous montre que certains membres de la congrégation mangeaient de la viande, et que d’autres n’en mangeaient pas. Les végétariens étaient probablement des membres qui « craignaient de manger (sans le savoir) de la viande sacrifiée aux idoles, ou impure d’une manière ou d’une autre selon le cérémonial d’usage (ce qui pouvait facilement arriver dans une ville telle que Rome), et qui s’abstenaient donc complètement de manger de la viande » (W. J. Conybeare et J. S. Howson, The Life and Epistles of St. Paul, p. 530).

Dans 1 Corinthiens 8, Paul aborde le sujet de la consommation de viande qui avait peut-être été sacrifiée aux idoles et qui pouvait donc être jugée impropre à la consommation par certains membres. Dans ce chapitre, il démontre que toute association de nourriture à des activités idolâtres n’avait aucun rapport avec le fait que cette nourriture soit propre ou non à la consommation.

Il semble probable que Paul aborde le même problème dans les deux congrégations, c’est-à-dire de savoir si oui ou non les membres devaient éviter les viandes qui auraient pu être associées à des pratiques idolâtres. Une indication de cela peut être vue dans Romains 14:14 Romains 14:14Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n'est impur en soi, et qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure.
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où Paul fait référence à des viandes « impures ». Plutôt que d’utiliser le mot grec désignant les nourritures impures ou interdites mentionnées dans l’Ancien Testament, il se sert d’un mot voulant dire souillé, ce qui con viendrait à la description d’une viande sacrifiée aux idoles. Les conseils de Paul dans 1 Corinthiens 8 sont les mêmes que sa conclusion de Romains 14:15 Romains 14:15Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l'amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort.
Louis Segond×
. Il faut faire très attention de ne pas offenser un autre membre, et le faire ainsi trébucher ou perdre la foi à cause du problème des viandes. Ce qui est clair, c’est que la raison pour laquelle les membres à Rome ne mangeaient pas de viande avait un rapport direct avec les jours qu’ils observaient.

Cela n’était lié en aucune façon à l’observance du sabbat, car le sabbat de Dieu est un jour de « fête » (Lévitique 23:1-3 Lévitique 23:1-3 [1] L'Éternel parla à Moïse, et dit: [2] Parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras: Les fêtes de l'Éternel, que vous publierez, seront de saintes convocations. Voici quelles sont mes fêtes. [3] On travaillera six jours; mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos: il y aura une sainte convocation. Vous ne ferez aucun ouvrage: c'est le sabbat de l'Éternel, dans toutes vos demeures.
Louis Segond×
), et non un jour pendant lequel on ne doit pas manger de viande. Le sabbat n’est mentionné nulle part dans la lettre de Paul aux Romains ; là n’était tout simplement pas la question. Les jours mentionnés ici sont manifestement liés à l’abstinence de viande. Cela montre que ce sont des jours romains ou d’autres observances, mais certainement pas des jours d’adoration commandés par Dieu.

Le sabbat est-il un esclavage ? (Galates 4:9-10 Galates 4:9-10 [9] mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore? [10] Vous observez les jours, les mois, les temps et les années!
Louis Segond×
)

Galates 4:9-10 Galates 4:9-10 [9] mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore? [10] Vous observez les jours, les mois, les temps et les années!
Louis Segond×
est un autre passage extrait des épîtres de Paul qui, d’après certains, condamne l’observance du sabbat. Dans ces versets, Paul écrit : « Mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres principes élémentaires auxquels vous voulez vous asservir encore ? Vous observez les jours, les mois, les temps et les années ! »

Ceux qui argumentent contre l’observance du sabbat estiment que la référence de Paul aux « jours », « mois », « temps » et « années » est une évocation du sabbat, des fêtes, des années sabbatiques et du jubilé donnés dans l’Ancien Testament (Lévitique 23, 25). Ils considèrent ces observances ordonnées par Dieu comme de « faibles et pauvres principes élémentaires », vers lesquels les Galates retournaient et auxquels ils s’asservissaient (Galates 4:9 Galates 4:9mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore?
Louis Segond×
).

Est-ce bien là ce que Paul veut dire ? Le fait de penser que ces versets critiquent le sabbat pose un problème évident. Comme dans Romains 14, le sabbat n’est même pas mentionné ici. Les termes « sabbat », « sabbats » ou tout autre mot y faisant référence n’apparaissent nulle part dans cette épître.

Pour argumenter contre l’observance du sabbat, certains supposent que les « années » mentionnées dans Galates 4:10 Galates 4:10Vous observez les jours, les mois, les temps et les années!
Louis Segond×
sont l’année sabbatique et l’année du jubilé, décrites dans Lévitique 25. L’année du jubilé n’était cependant observée nulle part au temps de Paul. Et l’année sabbatique n’était pas observée en-dehors de la Palestine (« Sabbatical Year and Jubilee », Encyclopedia Judaica, Vol. 14, p. 582, et Jewish Encyclopedia, p. 666). Il n’est donc pas logique de conclure que Paul aurait pu faire allusion ici à l’année sabbatique et à celle du jubilé, puisque la Galatie était en Asie Mineure, loin de la Palestine.

Les mots grecs que Paul utilise pour désigner « les jours, les mois, les temps et les années » sont aussi utilisés dans tout le Nouveau Testament pour décrire des périodes normales et civiles. Ils sont totalement différents des termes précis dont Paul se sert dans Colossiens 2:16 Colossiens 2:16Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats:
Louis Segond×
pour mentionner les fêtes, les nouvelles lunes et les sabbats donnés dans la Bible. Il utilise une terminologie précise pour parler des observances bibliques dans Colossiens, alors qu’il se sert de mots grecs très différents dans Galates. Cela indique clairement qu’il parle de sujets totalement différents.

Pour comprendre ce que Paul veut dire, il faut examiner le contexte historique et le contexte immédiat de ces versets. Les Églises de Galatie étaient composées de membres ayant pour la plupart des origines gentilles, et non juives. Paul nous fait comprendre qu’ils n’étaient pas physiquement circoncis (Galates 5:2 Galates 5:2Voici, moi Paul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira de rien.
Louis Segond×
; Galates 6:12-13 Galates 6:12-13 [12] Tous ceux qui veulent se rendre agréables selon la chair vous contraignent à vous faire circoncire, uniquement afin de n'être pas persécutés pour la croix de Christ. [13] Car les circoncis eux-mêmes n'observent point la loi; mais ils veulent que vous soyez circoncis, pour se glorifier dans votre chair.
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). Ils ne pouvaient donc pas être juifs.

Ils ne pouvaient pas revenir à ce qu’ils n’avaient jamais observé

Cette toile de fond est importante pour comprendre ce passage controversé. Dans Galates 4:9-10 Galates 4:9-10 [9] mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore? [10] Vous observez les jours, les mois, les temps et les années!
Louis Segond×
, Paul dit que les Galates retournaient « à ces faibles et pauvres principes élémentaires », incluant « les jours, les mois, les temps et les années ». Puisque les lecteurs de Paul venaient d’un milieu gentil, il est difficile de voir comment « les jours, les mois, les temps et les années » auxquels ils retournaient pouvaient être le sabbat et les autres fêtes de la Bible. En effet, ils ne pouvaient retourner à ce qu’ils n’avaient jamais observé.

Le contexte immédiat rend cela encore plus clair. Au verset 8, Paul dit : « Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature. » Paul fait manifestement allusion « aux idoles du paganisme qu’il appela “dieux qui ne le sont pas”, selon l’idiome juif typique » (James Montgomery Boice, The Expositor’s Bible Commentary, Vol. 10, p. 475) (Galates 4:8 Galates 4:8Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature;
Louis Segond×
).

Pas une seule référence à des pratiques bibliques

Est-il possible que ces « faibles et pauvres principes élémentaires » auxquels ils retournaient (Galates 4:9 Galates 4:9mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore?
Louis Segond×
) soient les lois, les sabbats et les fêtes de Dieu ? Le mot grec traduit ici par « principes » est stoicheia, le même qu’au verset 3, où Paul dit que ses lecteurs ont été « sous l’esclavage des principes élémentaires du monde ». Pour que le verset 9 se réfère à la loi de Dieu, il faut aussi que ce soit le cas au verset 3, puisque le même mot est utilisé (Galates 4:3 Galates 4:3Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l'esclavage des rudiments du monde;
Louis Segond×
).

Il est impossible de soutenir que le verset 3 fasse allusion à la loi biblique, parce que « dans ce cas, deux difficultés supplémentaires surgissent : (1) Les Gentils ne semblent pas concernés, car leur difficulté n’est pas d’avoir été sous la loi dans le passé […], et (2) cela n’explique pas pourquoi, ou comment, Paul pouvait ajouter la locution “du monde” au terme stoicheia. La pensée juive mettait l’accent sur le fait que la loi n’est pas de ce monde, à cause de son origine divine » (Boice, p. 472).

« Il semblerait qu’aux temps de Paul cette opinion extrêmement ancienne et primitive ait été élargie au point que stoicheia se rapportait également au soleil, à la lune, aux étoiles et aux planètes. Tous ces éléments étaient associés à des dieux ou des déesses, ainsi qu’aux grandes fêtes païennes honorant les dieux, car ils régulaient la progression du calendrier. Pour Paul, ces dieux étaient des démons. Il pensait donc à un esclavage démoniaque dans lequel les Galates étaient retenus avant la proclamation de l’Évangile.

« […] Dans les versets qui suivent, Paul continue de parler successivement de trois sujets cruciaux : (1) “des dieux qui ne le sont pas de leur nature”, sans doute des faux dieux ou des démons ; (2) “ces faibles et pauvres principes élémentaires”, stoicheia de nouveau ; et (3) “les jours, les mois, les temps et les années” (versets 8 à 10). Il ne fait pas de doute que Paul pensait à ces démons d’une façon totalement différente de l’ancienne façon de penser des Galates […] Le problème dans son entier prend ainsi une prodigieuse dimension spirituelle. Le contraste extrême avec la liberté en Christ est le fait d’être esclaves de Satan et des esprits malins. » (Boice, p. 472)

L’observance superstitieuse des jours et des temps

C’est dans ce contexte que les Galates observaient certains « jours », « mois », « temps » et « années ». Le mot grec ici traduit par « observer » est paratereo, qui signifie « surveiller de près, [ou] observer strictement » (W.E. Vine, « Observe », Vine’s Expository Dictionary of New Testament Words).

Ce mot « semble avoir le sens d’une “observance soucieuse et scrupuleuse par une personne bien informée, dans son propre intérêt”, ce qui […] va avec la considération de périodes ou de moments précis, qui sont évalués positivement ou négativement d’après le calendrier ou l’astrologie » (Gerhard Kittel, Theological Dictionary of the New Testament, Vol. 3, p. 148).

Quels que soient « les jours, les mois, les temps et les années » que les Galates observaient, ils les observaient apparemment d’une façon superstitieuse, de la même manière qu’ils avaient observé les jours et les temps avant leur conversion.

Le contexte nous montre qu’il n’est pas logique de conclure que Paul critique l’observance du sabbat et des fêtes bibliques, puisqu’il ne les mentionne même pas. Il s’attaque plutôt aux efforts malavisés des Galates qui cherchaient à obtenir le salut par des observances superstitieuses inutiles.

Le sabbat est-il obsolète ? (Colossiens 2:16-17 Colossiens 2:16-17 [16] Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats: [17] c'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.
Louis Segond×
)

Un troisième passage tiré des écrits de Paul, Colossiens 2:16-17 Colossiens 2:16-17 [16] Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats: [17] c'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.
Louis Segond×
, est également utilisé pour corroborer l’affirmation selon laquelle l’observance du sabbat n’est plus nécessaire. « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats: c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ », écrit-il.

Examinons à nouveau le contexte et le cadre historique de ces versets pour voir s’ils confirment cette opinion.

L’intention de Paul est-elle de signifier l’abolition du sabbat ? Si tel est le cas, cette interprétation pose des problèmes immédiats. En acceptant cette position, il est difficile d’expliquer comment Paul peut laisser la question aussi confuse en ne déclarant pas ces pratiques in utiles, alors qu’en fait ces versets indiquent que les Colossiens les observaient. Après tout, l’Église de Colosses était essentiellement composée de Gentils (Colossiens 1:27 Colossiens 1:27à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Christ en vous, l'espérance de la gloire.
Louis Segond×
; Colossiens 2:13 Colossiens 2:13Vous qui étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses;
Louis Segond×
). Paul aurait donc pu profiter de cette épître pour faire comprendre clairement que les Gentils ou les autres chrétiens n’étaient plus liés par ces pratiques.

Mais Paul ne dit cela nulle part. Concernant l’observance des fêtes, des nouvelles lunes et des sabbats, il dit seulement « que personne donc ne vous juge », ce qui est loin d’être la même chose que d’affirmer que ces pratiques sont inutiles ou obsolètes.

Pas de remise en cause des pratiques bibliques

En premier lieu, il convient de voir si les pratiques de l’Ancien Testament sont au centre du sujet que Paul aborde ici. Examine-t-il la question de savoir si oui ou non les chrétiens doivent observer les lois concernant les viandes pures et impures, les fêtes divines, le sabbat hebdomadaire, ou toute autre loi de l’Ancien Testament ?

Beaucoup de gens supposent que l’acte qui a été cloué à la croix (Colossiens 2:14 Colossiens 2:14il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix;
Louis Segond×
) est la loi de Dieu, ainsi que les ordonnances qu’il donna dans l’Ancien Testament. Mais ce n’est pas ce que Paul veut dire. Le mot grec traduit par « acte » est cheirographon, et c’est le seul endroit de la Bible où il est utilisé. Il signifie un registre manuscrit de dettes, ou ce que nous appellerions aujourd’hui une reconnaissance de dettes. Dans la littérature apocalyptique de l’époque, ce mot était utilisé pour désigner un « registre des péchés », ce qui correspond à un compte rendu écrit des péchés de quelqu’un.

Paul ne dit pas que la loi de Dieu a été clouée à la croix. Selon lui, ce qui a été cloué, c’est le registre de nos péchés. Comme la loi de Dieu exige la peine de mort pour le péché (Romains 6:23 Romains 6:23Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.
Louis Segond×
), ce registre est ce qui nous condamnait et ce qui subsistait contre nous (Colossiens 2:14 Colossiens 2:14il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix;
Louis Segond×
), et non la loi elle-même. The New Testament in Modern English de J. B. Phillips rend cela clair en traduisant les versets 13 et 14 par : « Il nous a pardonné tous nos péchés: Christ a totalement effacé la preuve accablante de nos transgressions des lois et des commandements, preuve qui planait constamment au-dessus de notre tête; il l’a complètement annulée en la reprenant à son compte pour la clouer à la croix. » (Colossiens 2:13-14 Colossiens 2:13-14 [13] Vous qui étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses; [14] il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix;
Louis Segond×
) C’est la preuve de nos transgressions, et non la loi elle-même, qui a été clouée à la croix, nous permettant ainsi d’être pardonnés.

Cela devient clair à la lecture du reste du chapitre. Il est évident que d’autres problèmes, qui n’avaient rien à voir avec les lois de Dieu données dans l’Ancien Testament, étaient impliqués, entre autres : « les dominations et les autorités » (Colossiens 2:15 Colossiens 2:15il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix.
Louis Segond×
), « une apparence d’humilité » et « un culte des anges » (Colossiens 2:18 Colossiens 2:18Qu'aucun homme, sous une apparence d'humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu'il s'abandonne à ses visions et qu'il est enflé d'un vain orgueil par ses pensées charnelles,
Louis Segond×
), l’interdiction de prendre, de goûter et de toucher (Colossiens 2:21 Colossiens 2:21Ne prends pas! ne goûte pas! ne touche pas!
Louis Segond×
) et « le mépris du corps » (Colossiens 2:23 Colossiens 2:23Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu'ils indiquent un culte volontaire, de l'humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair.
Louis Segond×
).

De plus, Paul fait allusion aux fausses doctrines de Colosses comme ayant leur origine dans « des discours séduisants » (Colossiens 2:4 Colossiens 2:4Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants.
Louis Segond×
), « la philosophie », « une vaine tromperie » et « la tradition des hommes » (Colossiens 2:8 Colossiens 2:8Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ.
Louis Segond×
). Il fait aussi allusion à la soumission aux « principes élémentaires du monde » (Colossiens 2:20 Colossiens 2:20Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes:
Louis Segond×
) et aux « ordonnances » et « doctrines des hommes » (Colossiens 2:22 Colossiens 2:22préceptes qui tous deviennent pernicieux par l'abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes?
Louis Segond×
).

Est-il possible que Paul, qui dans Romains 7:12 Romains 7:12La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
Louis Segond×
dit que la loi est sainte, juste et bonne, se réfère ici à cette même loi, ou bien aborde-t-il une question différente ?

Infiltration gnostique

Quand on tient compte du contexte historique, la réponse devient évidente. Au premier siècle, alors que l’Église grandissait et se développait, elle devait faire face à une infiltration progressive de gnosticisme. Dans le Nouveau Testament, l’influence de cette pensée et de cette pratique est particulièrement manifeste dans les écrits de Paul, de Pierre et de Jean.

Le gnosticisme « était essentiellement une attitude philosophique et religieuse, et non pas un système bien défini » (Curtis Vaughan, The Expositor’s Bible Commentary, Vol. 11, p.166). Il ne représentait pas une religion reconnue en tant que telle, mais plutôt une approche de croyances déjà existantes. Le thème principal du gnosticisme était qu’une connaissance secrète (gnosis est le mot grec voulant dire « connaissance », d’où le terme gnosticisme) pouvait améliorer une religion.

« Son enseignement principal était que l’esprit est entièrement bon, et que la matière est entièrement mauvaise. De nombreuses erreurs […] sont nées de ce dualisme contraire à la Bible. » (Introduction à 1 Jean, The New International Version Study Bible) Parmi ces erreurs, on trouve les croyances selon lesquelles « le corps de l’homme, qui est matière, est mauvais, à la différence de Dieu, qui est entièrement esprit et donc bon » ; le salut « correspond à une évasion du corps physique et s’obtient non par la foi en Christ, mais par une connaissance spéciale » ; et « puisque le corps est considéré comme étant mauvais, il doit être traité durement. Cette forme de gnosticisme ascétique est le contexte d’une partie de la lettre aux Colossiens ».

Outre ces croyances, « le gnosticisme, sous toutes ses formes, était caractérisé par la croyance […] en des êtres intermédiaires ». D’autre part, « la connaissance dont parlaient les gnostiques […] était une connaissance acquise à travers une expérience mystique, et non par une approche intellectuelle. C’était une connaissance occulte, imprégnée par les superstitions de l’astrologie et de la magie. C’était de plus une connaissance ésotérique, accessible seulement à ceux qui avaient été initiés aux mystères du système gnostique » (Vaughan, p. 167).

Références aux enseignements gnostiques

On estime que tous ces éléments avaient influencé la congrégation de Colosses. Il est évident que Paul combattait la prétendue connaissance spéciale soutenue par les gnostiques, en affirmant que lui-même apportait aux Colossiens la connaissance supérieure de Dieu et de Jésus-Christ, celle qui mène au salut (Colossiens 1:9 Colossiens 1:9C'est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle,
Louis Segond×
; Colossiens 1:25-29 Colossiens 1:25-29 [25] C'est d'elle que j'ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m'a donnée auprès de vous, afin que j'annonçasse pleinement la parole de Dieu, [26] le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, [27] à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Christ en vous, l'espérance de la gloire. [28] C'est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. [29] C'est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi.
Louis Segond×
; Colossiens 2:2-3 Colossiens 2:2-3 [2] afin qu'ils aient le coeur rempli de consolation, qu'ils soient unis dans la charité, et enrichis d'une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, [3] mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science.
Louis Segond×
).

Paul leur écrivait : « Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants. » (Colossiens 2:4 Colossiens 2:4Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants.
Louis Segond×
) Il considérait cette connaissance secrète comme rien de plus qu’une « philosophie » et une « vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les principes élémentaires du monde, et non sur Christ » (Colossiens 2:8 Colossiens 2:8Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ.
Louis Segond×
). Il montre que la connaissance la plus importante est celle de Dieu et de Christ, dans laquelle « sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Colossiens 2:3 Colossiens 2:3mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science.
Louis Segond×
).

Certains partisans de l’hérésie recommandaient de rendre hommage aux anges et autres puissances spirituelles. Paul mettait en garde les Colossiens contre ceux qui prenaient plaisir au « culte des anges » (Colossiens 2:18 Colossiens 2:18Qu'aucun homme, sous une apparence d'humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu'il s'abandonne à ses visions et qu'il est enflé d'un vain orgueil par ses pensées charnelles,
Louis Segond×
). Il leur expliquait qu’à la lumière du sacrifice expiatoire du Christ, ces prétendues « dominations » et « autorités » étaient inutiles pour accéder à Dieu (Colossiens 2:10 Colossiens 2:10Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité.
Louis Segond×
et Colossiens 2:15 Colossiens 2:15il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix.
Louis Segond×
).

Une approche ascétique stricte

En se basant sur leur croyance selon laquelle l’esprit était bon et la chair mauvaise, les gnostiques enseignaient un ascétisme strict et se refusaient tout plaisir physique. Par « le mépris du corps » (Colossiens 2:23 Colossiens 2:23Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu'ils indiquent un culte volontaire, de l'humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair.
Louis Segond×
), ils espéraient atteindre une plus grande spiritualité. Paul a ainsi décrit leurs règles : « Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! » (Colossiens 2:21 Colossiens 2:21Ne prends pas! ne goûte pas! ne touche pas!
Louis Segond×
). Ces règlements concernaient seulement des « préceptes qui tous de viennent pernicieux par l’abus », parce qu’ils sont basés sur « les ordonnances et les doctrines des hommes » (Colossiens 2:22 Colossiens 2:22préceptes qui tous deviennent pernicieux par l'abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes?
Louis Segond×
), et non sur les enseignements de Dieu.

À ses débuts, cet ascétisme gnostique combinait certainement des concepts gentils et des éléments du judaïsme tels que la circoncision (Colossiens 2:11 Colossiens 2:11Et c'est en lui que vous avez été circoncis d'une circoncision que la main n'a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair:
Louis Segond×
). « Il est donc probable que l’hérésie colossienne était le mélange d’une forme extrême de judaïsme et de gnosticisme à ses débuts. » (Introduction aux Colossiens, The New International Version Study Bible)

Les enseignements spécifiques traités par Paul font apparaître qu’une ou plusieurs branches du judaïsme étaient influencées par le gnosticisme. Celles-ci infiltraient la congrégation de Colosses en enseignant une forme extrême de judaïsme ascétique mélangé à des croyances gnostiques. Ces faux enseignants condamnaient ceux dont les observances religieuses n’étaient pas conformes à leurs normes spirituelles ascétiques. Par conséquent, Paul avertissait les Colossiens de ne laisser personne les juger « au sujet du manger ou du boire » (Colossiens 2:16 Colossiens 2:16Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats:
Louis Segond×
).

Jugés sur leur façon d’observer le sabbat, et non parce qu’ils l’observaient

Les Colossiens n’étaient pas jugés sur l’observance des fêtes, des nouvelles lunes et des sabbats en tant que tels, mais sur leur façon d’observer ces jours — une façon apparemment joyeuse et pleine d’entrain. Après tout, ces jours avaient été donnés par Dieu pour être des fêtes et des réjouissances. Cette approche était tout à fait contraire à l’approche gnostique, pleine d’abnégation flegmatique tellement manifeste dans ce chapitre.

Le gnosticisme s’intéressait également aux étoiles et aux planètes, auxquelles Paul fait allusion comme étant « les principes élémentaires du monde » (Colossiens 2:8 Colossiens 2:8Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ.
Louis Segond×
). Cette perspective avait probablement influencé les gnostiques qui observaient les fêtes, les nouvelles lunes et les sabbats, puisque le calendrier régissant ces jours était fixé d’après certains mouvements des corps célestes.

En avertissant les membres colossiens de ne pas se laisser juger sur leur façon d’observer les fêtes, les nouvelles lunes et les sabbats, Paul ne met pas en doute l’observance de ces jours. Ces versets impliquent de façon évidente que, au contraire, ces chrétiens gentils observaient ces jours, et il ne leur était aucunement dit de cesser de le faire.

Le sujet abordé par Paul était plutôt que les chrétiens ne devaient pas être critiqués sur leur façon joyeuse d’observer ces jours. Paul avertissait les membres de ne pas se laisser juger, d’après ces normes ascétiques peu équilibrées, sur ce qu’ils mangeaient et buvaient ou sur leur façon d’observer les sabbats et les fêtes (Colossiens 2:16 Colossiens 2:16Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats:
Louis Segond×
).

Le contexte général de Colossiens 2:16 Colossiens 2:16Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats:
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est l’ascétisme issu des premiers mouvements gnostiques, et non une discussion sur les lois que les chrétiens sont tenus d’observer.

L’ombre des choses à venir

Que penser de la déclaration de Paul dans Colossiens 2:17 Colossiens 2:17c'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.
Louis Segond×
où il dit que le sabbat et les fêtes bibliques étaient « l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ » ? Paul veut-il dire que ces jours étaient sans importance et obsolètes parce que le Christ était le « corps » de ce qu’ils préfiguraient ?

En fait, Paul déclare qu’ils étaient « l’ombre des choses à venir », indiquant ainsi qu’ils avaient un accomplissement futur. Le mot grec traduit par « à venir » est mello, signifiant « être sur le point de faire ou de subir quelque chose, être au stade de, être imminent » (Spiros Zodhiates, The Complete Word Study Dictionary New Testament, p. 956).

Mello signifie « être sur le point de [faire quelque chose], ce qui implique souvent la nécessité et donc la certitude de ce qui doit arriver » (W.E. Vine, « Come », Vine’s Expository Dictionary of New Testament Words, p. 207).

Paul utilise la même construction sémantique dans Éphésiens 1:21 Éphésiens 1:21au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir.
Louis Segond×
, en déclarant que Jésus-Christ est « au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui peut être nommé, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir ». Il fait ressortir le contraste entre le siècle présent et celui « à venir », montrant ainsi qu’il y a bien un accomplissement futur.

Cet accomplissement futur est également rendu évident par la formulation utilisée dans l’original de Colossiens 2:17 Colossiens 2:17c'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.
Louis Segond×
. Le mot grec esti, traduit par « était », est en fait au présent actif et signifie « être » ou « est » (Zodhiates, p. 660). C’est d’ailleurs ainsi que le rend la version Darby où nous pouvons lire : « qui sont une ombre des choses à venir ». Si Paul avait voulu dire que le sabbat et les fêtes étaient accomplis et devenus obsolètes en Jésus-Christ, il aurait fallu qu’il utilise une formulation totalement différente.

La formulation que Paul a choisie montre que le sabbat et les fêtes « sont une ombre » de choses qui ne sont pas encore venues, et non de choses déjà accomplies et rendues obsolètes en Jésus-Christ.

Les actes physiques enseignent des leçons spirituelles

Certains supposent que des actes physiques ayant trait à la pratique religieuse ont été « accomplis en Christ » dans le Nouveau Testament et sont donc obsolètes et in utiles, puisqu’ils sont des représentations ou des symboles de vérités spirituelles plus grandes. Ces personnes mettent le sabbat et les autres fêtes bibliques dans cette catégorie, à cause du commentaire de Paul disant qu’ils « sont une ombre des choses à venir ».

Mais ce raisonnement présente des failles. Le fait que quelque chose soit une ombre, une représentation ou un symbole ne veut pas dire que cette chose est moins importante pour autant. L’Ancien Testament, tout comme le Nouveau, est rempli de symboles et d’actes symboliques ordonnés par Dieu pour nous enseigner d’importantes leçons spirituelles.

Le baptême est un acte symbolique représentant une plus grande vérité spirituelle : l’ensevelissement du vieil homme et la concrétisation d’une nouvelle vie (Romains 6:3-4 Romains 6:3-4 [3] Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés? [4] Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.
Louis Segond×
). Et cependant, il nous est commandé d’être baptisés (Actes 2:38 Actes 2:38Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.
Louis Segond×
). Le pain et le vin de la Pâque sont des symboles de la relation spirituelle essentielle que nous avons avec Jésus-Christ. Et il nous est clairement commandé de les prendre (1 Corinthiens 10:16 1 Corinthiens 10:16La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ?
Louis Segond×
).

L’imposition des mains (Hébreux 6:2 Hébreux 6:2de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l'imposition des mains, de la résurrection des morts, et du jugement éternel.
Louis Segond×
), l’onction d’huile (Jacques 5:14 Jacques 5:14Quelqu'un parmi vous est-il malade? Qu'il appelle les anciens de l'Église, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur;
Louis Segond×
), le lavement des pieds (Jean 13:14 Jean 13:14Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres;
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), la consommation de pains sans levain (1 Corinthiens 5:6-8 1 Corinthiens 5:6-8 [6] C'est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte? [7] Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. [8] Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité.
Louis Segond×
) et d’autres actions physiques sont des observances commandées dans le Nouveau Testament, non parce que ces choses sont plus importantes que ce qu’elles symbolisent, mais parce que leur observance renforce et améliore notre compréhension spirituelle. Après tout, nous sommes des êtres physiques en quête de compréhension spirituelle. Dieu nous a donné des actes et des symboles physiques pour nous aider à mieux comprendre les leçons spirituelles.

Ces exemples montrent que les symboles et les actes symboliques ne sont pas uniquement limités à la pratique religieuse physique de l’Ancien Testament, mais qu’ils sont aussi destinés à prendre une part importante dans la pratique religieuse du Nouveau Testament. Comme Paul l’a reconnu, ils sont les rappels essentiels d’importantes vérités spirituelles (1 Corinthiens 11:23-26 1 Corinthiens 11:23-26 [23] Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, [24] et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi. [25] De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. [26] Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.
Louis Segond×
). C’est également vrai pour le sabbat. Jésus a montré, par ses actions et ses enseignements sur le sabbat, que le repos du sabbat est une préfiguration, un avant-goût du merveilleux âge messianique de paix, de repos, de liberté et de guérison à venir.

Dans Colossiens 2:16-17 Colossiens 2:16-17 [16] Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats: [17] c'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.
Louis Segond×
, Paul ne parle aucunement du caractère durable ou éphémère du sabbat. En fait, Paul ne cite l’Ancien Testament nulle part dans Colossiens. Il utilise le mot grec nomos, signifiant « loi », des dizaines de fois dans ses autres épîtres, mais pas une seule fois dans celle-ci. Pourquoi ? L’Ancien Testament et la loi de Dieu n’en étaient tout simplement pas le sujet.

Loin de nier l’observance du sabbat, les instructions de Paul aux Colossiens, écrites vers l’an 62 de notre ère, affirment au contraire que les chrétiens gentils observaient vraiment le sabbat plus de trente ans après la mort du Christ, et que le sabbat est un important rappel de vérités spirituelles essentielles pour nous aujourd’hui.

Récit historique dans les Actes

De tous les écrits de Paul, les trois passages qui viennent d’être examinés sont ceux qui sont communément utilisés pour essayer de prouver qu’il a aboli l’observance du sabbat. Cependant, comme nous l’avons vu, deux de ces passages ne mentionnent même pas le sabbat, et le troisième confirme qu’en réalité les Gentils convertis observaient le sabbat, puisque Paul leur a dit de ne pas se laisser juger sur leur façon de l’observer.

Mais, outre ses paroles, les actions de Paul montrent qu’il n’a jamais eu l’intention d’abolir ou de changer le sabbat et que lui-même l’observa.

Actes 13 rapporte que, dix à quinze années après sa conversion miraculeuse, Paul et ses compagnons se rendirent à Antioche en Asie Mineure, où ils entrèrent « dans la synagogue le jour du sabbat » (Actes 13:14 Actes 13:14De Perge ils poursuivirent leur route, et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s'assirent.
Louis Segond×
). Après avoir été invité à parler, Paul s’adressa aux Juifs et aux prosélytes gentils (Actes 13:16 Actes 13:16Paul se leva, et, ayant fait signe de la main, il dit: Hommes Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez!
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), et décrivit comment la venue de Jésus-Christ avait été prédite à travers les Écritures de l’Ancien Testament.

Son message fut reçu avec tellement d’enthousiasme qu’« après qu’ils furent sortis de la synagogue des Juifs, les Gentils les prièrent de leur annoncer les mêmes choses le sabbat suivant » (Actes 13:42 Actes 13:42Lorsqu'ils sortirent, on les pria de parler le sabbat suivant sur les mêmes choses;
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, version d’Ostervald). Remarquez que les Gentils présents voulaient que Paul leur parle encore de Christ le sabbat suivant. Pourquoi ? Parce que, manifestement, ces Gentils observaient déjà le sabbat avec les Juifs dans la synagogue.

Quelle fut la réponse de Paul à la requête des Gentils ? « Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu. » (Actes 13:44 Actes 13:44Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.
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) Si Paul n’avait pas cru au sabbat, il aurait facilement pu leur dire de venir le jour suivant ou un autre jour pour les enseigner. Au lieu de cela, il attendit jusqu’au sabbat suivant, où « presque toute la ville », les Juifs comme les Gentils, vint écouter son message.

Les Gentils de la ville, en apprenant que Paul avait reçu la charge de leur prêcher l’Évangile, « se réjouissaient en entendant cela, ils glorifiaient la parole du Seigneur, et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent » (Actes 13:45-48 Actes 13:45-48 [45] Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s'opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l'injuriant. [46] Paul et Barnabas leur dirent avec assurance: C'est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens. [47] Car ainsi nous l'a ordonné le Seigneur: Je t'ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu'aux extrémités de la terre. [48] Les païens se réjouissaient en entendant cela, ils glorifiaient la parole du Seigneur, et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent.
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). Le sabbat que Dieu avait ordonné était le jour habituel pour se reposer, s’assembler et être instruit dans la voie de vie divine.

Environ cinq ans plus tard, là où se situe la Grèce actuelle, Paul arriva « à Thessalonique, où les Juifs avaient une synagogue. Paul y entra, selon sa coutume. Pendant trois sabbats, il discuta avec eux, d’après les Écritures, expliquant et établissant que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts. Et Jésus que je vous annonce, disait-il, c’est lui qui est le Christ » (Actes 17:1-3 Actes 17:1-3 [1] Paul et Silas passèrent par Amphipolis et Apollonie, et ils arrivèrent à Thessalonique, où les Juifs avaient une synagogue. [2] Paul y entra, selon sa coutume. Pendant trois sabbats, il discuta avec eux, d'après les Écritures, [3] expliquant et établissant que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts. Et Jésus que je vous annonce, disait-il, c'est lui qui est le Christ.
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). Ici, quelque vingt années après la mort et la résurrection de Jésus, la coutume de Paul était encore de se rendre à la synagogue lors du sabbat, pour discuter des Écritures et prêcher sur Jésus-Christ.

Il continua d’enseigner les Juifs, aussi bien que les Gentils : « Quelques-uns d’entre eux furent persuadés, et se joignirent à Paul et à Silas, ainsi qu’une grande multitude de Grecs craignant Dieu, et beaucoup de femmes de qualité. » (Actes 17:4 Actes 17:4Quelques-uns d'entre eux furent persuadés, et se joignirent à Paul et à Silas, ainsi qu'une grande multitude de Grecs craignant Dieu, et beaucoup de femmes de qualité.
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) Paul, spécialement chargé de prêcher l’Évangile aux Gentils (Actes 9:15 Actes 9:15Mais le Seigneur lui dit: Va, car cet homme est un instrument que j'ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d'Israël;
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; Actes 13:47 Actes 13:47Car ainsi nous l'a ordonné le Seigneur: Je t'ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu'aux extrémités de la terre.
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), enseigna ceux-ci le jour du sabbat dans les synagogues.

Plusieurs années après, il se rendit à la ville grecque de Corinthe, où il « discourait dans la synagogue chaque sabbat, et il persuadait des Juifs et des Grecs » (Actes 18:4 Actes 18:4Paul discourait dans la synagogue chaque sabbat, et il persuadait des Juifs et des Grecs.
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). Peu après, il alla à Éphèse en Asie Mineure, où il « entra dans la synagogue, où il parla librement. Pendant trois mois, il discourut sur les choses qui concernent le royaume de Dieu, s’efforçant de persuader ceux qui l’écoutaient » (Actes 19:8 Actes 19:8Ensuite Paul entra dans la synagogue, où il parla librement. Pendant trois mois, il discourut sur les choses qui concernent le royaume de Dieu, s'efforçant de persuader ceux qui l'écoutaient.
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).

Le livre des Actes fut écrit aux environs de l’an 63 de notre ère, peu avant l’exécution de Paul à Rome, et il couvre l’histoire des trente premières années de l’Église du Nouveau Testament. Il montre que, durant de nombreuses années, Paul a enseigné à plusieurs reprises les Juifs et les Gentils pendant le sabbat. Alors qu’il était l’apôtre des Gentils, il ne leur a jamais laissé entendre que le sabbat était obsolète ou inutile.

Pour affirmer que l’apôtre Paul était partisan de l’abolition ou de l’annulation du sabbat, il faut non seulement prendre ses paroles hors de leur contexte et totalement contredire ses autres déclarations, mais il faut aussi ignorer ou déformer le compte rendu écrit de Luc, témoin oculaire de l’Église à cette époque.

Lors des procès intentés contre lui, Paul assurait à tous ceux qui l’entendaient qu’il croyait à la loi, et n’avait rien fait contre elle (Actes 24:14 Actes 24:14Je t'avoue bien que je sers le Dieu de mes pères selon la voie qu'ils appellent une secte, croyant tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes,
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; Actes 25:8 Actes 25:8Paul entreprit sa défense, en disant: Je n'ai rien fait de coupable, ni contre la loi des Juifs, ni contre le temple, ni contre César.
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). Il déclarait que la loi de Dieu n’est ni annulée ni abolie par la foi, mais qu’« au contraire, nous confirmons la loi » (Romains 3:31 Romains 3:31Anéantissons-nous donc la loi par la foi? Loin de là! Au contraire, nous confirmons la loi.
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).

Voici sa conclusion : « La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien, mais l’observation des commandements de Dieu est tout. » (1 Corinthiens 7:19 1 Corinthiens 7:19La circoncision n'est rien, et l'incirconcision n'est rien, mais l'observation des commandements de Dieu est tout.
Louis Segond×
) Sa déclaration est sans équivoque : ce qui compte, c’est d’obéir aux commandements de Dieu. Ils sont extrêmement importants dans notre relation avec lui.

En observant le sabbat, Paul faisait seulement ce qu’il disait aux autres de faire : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ. » (1 Corinthiens 11:1 1 Corinthiens 11:1Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.
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) Il observait le sabbat, tout comme son Maître l’avait fait avant lui.

Prendre plaisir à la loi de Dieu

C’est Paul qui a déclaré : « Car je prends plaisir à la loi de Dieu » (Romains 7:22 Romains 7:22Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur;
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), il n’a pas dit qu’il l’abolissait. Il a affirmé que « la loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon » (Romains 7:12 Romains 7:12La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
Louis Segond×
).

Il ne considérait pas que le Nouveau Testament remplaçait l’Ancien. À l’époque où il vivait, les Écritures du Nouveau Testament n’existaient pas en tant que telles. Elles ne furent assemblées que plusieurs années après sa mort. Paul a cité des dizaines de fois dans ses écrits ce que nous appelons l’Ancien Testament, l’acceptant pleinement et l’utilisant comme une autorité et un guide de vie (Romains 15:4 Romains 15:4Or, tout ce qui a été écrit d'avance l'a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l'espérance.
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; 2 Timothée 3:15 2 Timothée 3:15dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus Christ.
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).

L’Église du Nouveau Testament a tout simplement perpétué les pratiques de l’Ancien Testament, y compris le sabbat, mais avec une perspective et une compréhension plus profondes de leur signification spirituelle.