Le règne d’Elizabeth pris fin et une nouvelle ère commence

Le règne d’Elizabeth pris fin et une nouvelle ère commence

Bon nombre de gens savaient que la mort de la reine Elizabeth II était imminente, mais la nouvelle a malgré tout donné un dur choc au monde entier lorsqu’on l’a annoncée le 8 septembre 2022, surtout pour les habitants de l’Angleterre et pour ceux des pays avoisinants qui ont leurs « racines » dans ce pays et qui continuent d’entretenir des alliances et des liens avec lui. Le 19 septembre, la moitié de la population mondiale se tenait devant le petit écran pour voir les funérailles de la reine qui se sont avérées l’événement télévisé en direct le plus regardé de tous les temps.

La reine Elizabeth était une personnalité mondiale unique. À notre époque, le monde ne reverra sans doute pas un leader au règne aussi long, ni de cette trempe. Une vague d’éloges déferla de partout dans le monde à l’égard de la reine. Dans un article publié le jour de sa mort et intitulé « A Devastating Loss » (Une perte dévastatrice), la chroniqueuse britannique Melanie Phillips résuma l’ampleur du règne de la reine et son décès d’une manière poignante et éloquente :

« Elle assura la cohésion de notre pays en s’effaçant pour devenir l’incarnation même du sens du devoir et de l’esprit de service désintéressé envers son peuple ainsi qu’un symbole d’unité et d’inclusion véritable. Nous avons vu comment elle s’est acquittée de sa charge importante avec calme, force, fortitude, bienveillance et humilité, et nous nous sommes sentis apaisés et rassurés du fait qu’en observant son exemple, nous nous regardions nous-mêmes, en tant que nation, dans le miroir qu’elle tenait devant nous. Elle nous a aimés avec un grand dévouement et cet amour était réciproque.

« Il est impossible d’ignorer le fait que son décès marque non seulement la perte d’une reine uniquement dévouée au service du public et la perte d’une grande âme, mais aussi la perte d’une Grande-Bretagne appartenant à une autre époque  celle d’une Grande-Bretagne empreinte de force et de résilience, d’autodiscipline et de pragmatisme bien ancré, d’une Grande-Bretagne empreinte de tolérance et de douceur, d’une Grande-Bretagne dont nous déplorons aussi vivement la perte.

La reine Elizabeth personnalisait un type de leader au service du public qui inspirait le respect de presque tous les habitants de la planète. Mais qu’adviendra-t-il désormais ? Que réserve l’avenir à la Grande-Bretagne et au reste du monde, alors que nous tentons encore d’assimiler cet événement monumental de l’Histoire – le décès de la monarque au plus long règne de l’histoire de la Grande-Bretagne ?

Avant de nous tourner vers l’avenir, penchons-nous sur le passé de la Grande-Bretagne, qui est unique et sans pareil dans l’histoire de l’humanité. Sur le plan de sa superficie en kilomètres carrés, l’Angleterre est un pays relativement petit, comparativement aux États américains de l’Oregon ou de l’Alabama. Or, son importance historique est énorme.

C’est de ce petit pays qu’émergea le plus grand empire de toute l’histoire de l’humanité. À un moment donné, au début des années 1900, la Grande-Bretagne contrôlait environ 25 % de la surface de la Terre et comptait environ 450 millions de sujets. (À cette époque, la population mondiale ne comptait qu’environ 1,6 milliard d’habitants.)

Aucun empire humain n’a jamais été parfait ni n’a jamais fait les choses sans commettre de fautes. La nature humaine et la guerre entraînent des atrocités inqualifiables. Chaque civilisation ou chaque gouvernement humain a, dans son histoire, des événements qu’elle ou il devrait rejeter. La guerre et la voie humaine ont une origine diabolique et non divine (Jacques 4:1), de sorte qu’elles comporteront toujours de la douleur et de la souffrance.

Bien que l’histoire de l’Empire britannique ait fait l’objet de controverses, certains historiens l’ont qualifié de « bienveillant » parce que le règne britannique se distinguait de celui d’autres gouvernements. En effet, « […] le rôle colonial de l’Empire britannique était très différent des autres empires. » (The British Empire – Was it different ? Gordon Bridger). Les colonies britanniques avaient tendance à améliorer la vie de leurs sujets et à les rendre plus prospères. En dépit des aspects négatifs du règne colonial britannique, « la transformation du statut colonial au Commonwealth fut achevé sans problème et représente le meilleur témoignage du fait que ces nouveaux pays n’avaient pas eu l’impression d’avoir été maltraités ou exploités, comme certains le professent » (The British Empire – Was it different ? Gordon Bridger). Bien entendu, on ne peut pas omettre que la ségrégation raciale en Afrique du Sud avait commencé bien avant le régime de l’apartheid, alors que l’Afrique du Sud appartenait encore à l’Empire britannique.

Toutefois, d’une façon générale, la présence britannique bénéficia à de nombreux pays sur le plan matériel. Les Britanniques construisirent des bâtiments et améliorèrent le sort des gens. Lorsque la Grande-Bretagne « libéra » ses colonies et redonna le pouvoir aux autorités locales, dans presque tous les cas, les pays connurent un sort beaucoup plus malheureux. Il suffit de constater aujourd’hui à quel point les économies florissantes des pays de l’Afrique, appelés « les joyaux » du continent, comme la Rhodésie, appelée aujourd’hui le Zimbabwe, et l’Afrique du Sud, ont périclité après le retrait de l’administration britannique.

Comment cela s’est-il produit et pourquoi l’empire de la Grande-Bretagne était-il si différent des autres empires ? La Bible répond à cette question dans une prophétie remarquable que l’on trouve dans Genèse 48:15-20. Cette prophétie concernait les descendants des fils de Joseph, Ephraïm et Manassé, qui peuvent être tracés de nos jours chez les nations modernes de la Grande Bretagne et des États-Unis. Alors que Jacob les bénissait il dit ceci : « […] lui [en parlant de Manassé] lui aussi deviendra un peuple, lui aussi sera grand ; mais son frère cadet [Ephraïm] sera plus grand que lui, et sa postérité deviendra une multitude de nations. »

Parce qu’Abraham avait foi en Dieu et qu’il Lui était entièrement soumis, Dieu le bénit en lui disant ceci : « Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. » (Genèse 12:2-3 ; c’est nous qui mettons l’accent sur certains passages).

Alors que Charles III entame son règne, des problèmes irréductibles divisent les gens. Charles lui-même est un ardent défenseur du programme de gouvernance supranationale du Forum économique mondial, soit la « Grande réinitialisation » (parfois appelée Grand Reset en français).

Quoi qu’il en soit, les prophéties révèlent qu’une période de troubles et d’angoisse s’annonce pour les peuples de la Grande-Bretagne et des États-Unis, et pour le monde entier, mais qu’heureusement, elle sera suivie du retour triomphant de Jésus-Christ. Penchons-nous sur la conjoncture actuelle et continuons de nous rapprocher de Dieu et les uns des autres, selon Sa volonté.