Noël avant le Christ ? : Une histoire surprenante

Noël avant le Christ ?

Une histoire surprenante

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À cette époque de l’année, il est assez courant de voir des émissions telles que « Le club Lumni : L’histoire de Noël » ou bien cet épisode du podcast « L’heure du Monde » intitulé « Toute la vérité sur les mythes de Noël ».

La promotion de ces émissions est souvent formulée ainsi : « Plus que quelques jours avant de célébrer Noël et, pour beaucoup de Français, de suivre les traditions qui vont avec les fêtes de fin d’année : s’offrir des cadeaux, décorer un sapin, manger une bûche glacée et, surtout, se retrouver en famille. Si toutes ces coutumes ont évolué au fil des siècles pour devenir la fête que nous connaissons aujourd’hui, l’un des points de départ est la naissance de Jésus. Ou, du moins, la date à laquelle cette naissance a été fixée par l’Église Catholique, car, entre le mythe et la réalité historique, il y a un certain décalage. Comment les traditions liées à Noël sont-elles apparues ? Et comment ont-elles évolué ? Quels sont les liens entre la fête d’aujourd’hui tournée vers la consommation, et les célébrations chrétiennes ? D’où vient le Père Noël, et quand a-t-il supplanté Jésus comme figure emblématique de Noël ? » (L’Heure du Monde, Gaétan Supertino, du « Monde des religions », et Alain Cabantous, historien et auteur de « Noël, une si longue histoire » (Payot, 2016), nous expliquent les origines de cette fête célébrée dans le monde entier.)

Ces programmes abordent le fait que le Père Noël est fictif et que ses atours émanent de fêtes païennes romaines, comme le corroborent de nombreuses autres sources.

Ces anciennes traditions et pratiques sont-elles plus complexes qu’il n’y paraît ? Plus important encore, cela fait-il une différence que nous continuions à les observer ?

Célébration du dieu Soleil

Il peut sembler étrange qu’une célébration religieuse portant le nom du Christ puisse être antérieure au christianisme. Pourtant, la fête que nous connaissons sous le nom de Noël est bien antérieure à Jésus-Christ. Des éléments de cette célébration remontent à l’Égypte ancienne, à Babylone et à Rome. Ce fait remet certainement en question la compréhension et la sagesse de ceux qui, au cours des millénaires, insistèrent pour perpétuer sa célébration dans le monde chrétien.

Les membres de l’Église primitive auraient été étonnés de voir les coutumes et les pratiques associées à Noël, intégrées à la célébration de la naissance du Christ. Ce n’est que des siècles après eux que Son nom fut associé à cette fête romaine populaire.

Comme l’explique Alexander Hislop dans son livre « Les deux Babylones » :

« Les écrivains les plus instruits et les plus sincères de tous les partis reconnaissent que l’on ne peut pas déterminer le jour de naissance de notre Seigneur, que dans l’église chrétienne on n’entendit jamais parler d’une pareille fête avant le IIIème siècle, et qu’elle ne fut guère observée que bien avant dans le IVème siècle. » (1972, pp. 135-136).

Quant à savoir comment le 25 décembre fut associé à la naissance du Christ, pratiquement tous les ouvrages sur l’histoire de Noël expliquent que ce jour était célébré dans l’Empire romain comme étant l’anniversaire du dieu soleil. Par exemple, le livre « 4000 ans de Noël » dit : « Ce jour était sacré non seulement pour les Romains païens mais aussi pour une religion de Perse qui, à l’époque, était l’une des concurrentes les plus véhémentes du christianisme. Cette religion perse, c’était le mithraïsme, dont les adeptes adoraient le soleil, et célébraient son retour en force ce jour-là. » (Earl et Alice Count, 1997, p. 37).

Non seulement le 25 décembre était honoré comme étant l’anniversaire du soleil, mais les nations païennes observaient depuis longtemps une fête célébrant le fait que la partie diurne de la journée recommençait à s’allonger après le solstice d’hiver, qui est le jour le plus court de l’année. Le précurseur de Noël était, en fait, une fête hivernale idolâtre placée sous les signes de l’excès et de la débauche, existant depuis plusieurs siècles avant le christianisme.

Intégration de pratiques préchrétiennes

Cette fête antique portait des noms différents selon les cultures. À Rome, elle était appelée les Saturnales, en l’honneur de Saturne, le dieu romain de l’agriculture. Les dirigeants des premières églises romaines l’adoptèrent et lui donnèrent le nom «  Noël » en français, qui vient de l’adjectif latin natalis, « relatif à la naissance ». En anglais, le nom donné fut « Christmas », c’est-à-dire, « la messe du Christ ». Ceci, afin de permettre aux païens convertis au christianisme de poursuivre leurs anciennes pratiques, contribuant ainsi à l’augmentation du nombre d’adeptes au christianisme.

La tendance des dirigeants catholiques du troisième siècle était de rencontrer le paganisme à mi-chemin, une pratique clairement exprimée dans une amère complainte du théologien carthaginois Tertullien.

En l’an 230 de notre ère, il écrivit sur l’incohérence des chrétiens se disant pratiquants. Il opposait ainsi leurs pratiques compromettantes et l’adhésion stricte des païens à leurs propres croyances : « C’est nous, dit-il, qui sommes étrangers aux sabbats, aux nouvelles lunes et aux fêtes [les fêtes bibliques expliquées dans Lévitique 23], nous qui étions autrefois agréables à Dieu, c’est nous qui fréquentons maintenant les Saturnales, les fêtes du solstice d’hiver, les Matronales ; on porte çà et là des présents, les cadeaux du nouvel an se font avec fracas, les jeux, les banquets, se célèbrent avec des cris ; Oh ! comme les païens sont plus fidèles à leur religion ; comme ils prennent soin de n’adopter aucune solennité chrétienne ! » (Hislop, p.136).

N'ayant pas réussi à convertir les païens, les chefs religieux de l’Église romaine commencèrent à faire des compromis en conférant aux coutumes païennes un aspect chrétien. Mais plutôt que de les convertir aux croyances de l’Église, cette dernière se convertit en fait aux coutumes non chrétiennes en les intégrant à ses propres pratiques.

Bien que l’Église catholique se soit d’abord opposée à cette célébration, « la fête était bien trop ancrée dans la faveur populaire pour être abolie, et l’Église accorda finalement la reconnaissance nécessaire, estimant que si Noël ne pouvait être supprimé, il devait être préservé en l’honneur du Dieu chrétien. Une fois revêtue d’un voile chrétien, la fête s’est pleinement établie en Europe, sans que nombre de ses éléments païens aient été perturbés » (Man, Myth & Magic : The Illustrated Encyclopedia of Mythology, Religion, and the Unknown, « Christmas » [L’homme, le mythe et la magie, une encyclopédie illustrée du surnaturel, rubrique « Noël »], Richard Cavendish, éditeur, 1983, Vol. 2, p. 480).

La célébration l’emporte sur les Écritures

Certains résistèrent à ces compromis spirituellement empoisonnés, mais cela ne fut pas suffisant : « Des hommes vertueux s’efforcèrent d’arrêter le flot, mais en dépit de tous leurs efforts, l’apostasie se développa, jusqu’à ce que l’Église, à l’exception d’un petit reste, fut engloutie sous la superstition païenne. Il est hors de doute que Noël était à l’origine une fête païenne. Ce qui le prouve, c’est l’époque de l’année où on la célèbre et les cérémonies qui l’accompagnent. » (Hislop, p 136).

Tertullien, déjà cité, n’était pas le seul à refuser de faire ces compromis. « En 245, Origène, dans sa huitième homélie sur le Lévitique, répudie comme un péché l’idée même de célébrer la naissance du Christ comme s’il était un roi pharaon. » (The Encyclopaedia Britannica, 11e édition, Vol. 6, p. 293, « Christmas »).

Ce n’est qu’en 534 que Noël devint une fête romaine (ibid.). Trois cents ans s’écoulèrent avant que le nouveau nom et les nouveaux symboles de Noël remplacent l’ancienne appellation ainsi que la signification de la fête hivernale dont la célébration païenne remonte à plusieurs siècles.

Le Père Noël n’a pas de fondement biblique

Comment la figure mythique du Père Noël est-elle apparue ? Là encore, de nombreux ouvrages sont disponibles pour nous éclairer sur les origines de ce personnage populaire.

« Santa Claus » (Père Noël en France) est une altération américaine de la forme néerlandaise Sinterklaas ou Sint-Nicolaas, personnage introduit en Amérique par les premiers colons néerlandais (The Encyclopaedia Britannica, 11e édition, Vol. 19, p. 649, « Saint Nicolas »). Il est souvent fait référence à Saint-Nicolas, évêque de la ville de Myre, au sud de l’Asie Mineure, qui était honoré le 6 décembre par les catholiques.

Il était l’évêque de Myre à l’époque de l’empereur romain Dioclétien. Il fut persécuté, torturé pour sa foi catholique et emprisonné jusqu’au règne plus tolérant de Constantin (ibid.). Divers récits font état d’un lien entre Noël et Saint-Nicolas, tous liés à la distribution de cadeaux la veille de la Saint-Nicolas. Cette coutume fut ensuite transférée au jour de Noël (ibid.). Ce lien est toutefois discutable, et d’autres suggestions furent proposées.

Quoi qu’il en soit, il est légitime de se demander comment un évêque de la côte méditerranéenne ensoleillée de la Turquie a pu être associé à un homme en costume rouge vivant au pôle Nord et se déplaçant dans un traîneau tiré par des rennes volants.

Sachant ce que nous avons déjà appris sur les origines préchrétiennes de Noël, nous ne devrions pas être surpris d’apprendre que le Père Noël n’est rien d’autre qu’un personnage recyclé à partir d’anciennes croyances païennes.

Les accessoires qui lui sont associés, sa tenue garnie de fourrure, son traîneau et ses rennes, révèlent son lien avec les climats froids du Grand Nord. Certaines sources le rattachent aux anciens dieux d’Europe du Nord, Woden et Thor (Earl et Alice Count, pp. 56-64). D’autres le font remonter encore plus loin dans le temps, au dieu romain Saturne et au dieu grec Silène (The Story of Santa Klaus, [L’histoire du père noël], William Walsh, pp. 70-71).

Jésus est-Il né en décembre ?

La plupart des érudits bibliques qui ont écrit sur le sujet de la naissance de Jésus concluent que, sur la base des preuves contenues dans la Bible elle-même et de la connaissance du climat de la Terre Sainte, il est impossible que le Christ soit né à une date proche du 25 décembre.

Nous nous tournons à nouveau vers Alexander Hislop : « Il n’y a pas dans l’Écriture un seul mot sur le jour précis de sa naissance [celle de Jésus] ou sur l’époque de l’année où il naquit. Ce qui y est rapporté montre que, quelle que soit l’époque de sa naissance, ce ne peut avoir été le 25 décembre. Lorsque l’ange annonça sa naissance aux bergers de Bethléem, ils paissaient leurs troupeaux pendant la nuit au milieu des champs […] le climat de la Palestine […] de décembre à février, est très vif, et les bergers n’avaient pas l’habitude de garder les troupeaux dans les champs après la fin d’octobre. » (Hislop, p 134)

Il poursuit en expliquant que les pluies d’automne, (septembre ou octobre en Judée), signifieraient que les événements entourant la naissance du Christ relatés dans les Écritures n’auraient pas pu se produire après la mi-octobre, ce qui implique donc que la naissance de Jésus eut probablement lieu plus tôt, en automne (Hislop, p. 134).

Une autre preuve en faveur de la naissance de Jésus en automne consiste dans le fait que les Romains étaient assez intelligents pour ne pas fixer la période du paiement des impôts et des voyages en hiver. Il aurait été très dangereux pour Joseph et sa future épouse Marie de faire le voyage entre Nazareth et sa maison ancestrale à Bethléem si tard dans l’année. Comme le rapporte Luc, Marie donna naissance à Jésus à Bethléem pendant la période du recensement et du paiement des impôts – une fois encore, aucun fonctionnaire rationnel n’aurait programmé cela en hiver.

Quelle différence cela fait-il ?

La Bible ne nous donne aucune raison – et certainement aucune instruction – qui justifierait l’observance des mythes, des fables de Noël et du Père Noël. Ils sont contraires aux voies du Christ et à Sa sainte vérité. « N’imitez pas la voie des nations », nous dit Dieu. (Jérémie 10:2)

Les chrétiens affichant leur foi devraient examiner l’origine des symboles de la fête de Noël et ne plus dire à leurs enfants que le Père Noël, ses elfes, ses rennes et ses cadeaux sont rattachés à Jésus-Christ. Ce n’est absolument pas le cas ! Dieu déteste le mensonge (Proverbes 6:16-19 ; 12:22).

Le Christ révèle que Satan, le diable, est le père du mensonge (Jean 8:44). Les parents doivent dire la vérité sur Dieu à leurs enfants ainsi que sur les voies de ce monde qui sont erronées et trompeuses. Si nous ne le faisons pas, nous perpétuons l’idée qu’il est acceptable pour des parents de mentir à leurs enfants.

Dieu ordonne spécifiquement à Son peuple de ne pas imiter les premiers dirigeants de l’Église qui incorporèrent des pratiques idolâtres en les qualifiant de chrétiennes. Avant qu’ils n’entrent en Terre Promise, Dieu donna aux Israélites un avertissement sévère afin qu’ils ne L’adorent pas avec des pratiques païennes : « Garde-toi de te laisser prendre au piège en les imitant [les nations autour d’eux], après qu’elles auront été détruites devant toi. Garde-toi de t’informer de leurs dieux et de dire : Comment ces nations servaient-elles leurs dieux ? Moi aussi, je veux faire de même. Tu n’agiras pas ainsi à l’égard de l’Éternel, ton Dieu ; car elles servaient leurs dieux en faisant toutes les abominations qui sont odieuses à l’Éternel, et même elles brûlaient au feu leurs fils et leurs filles en l’honneur de leurs dieux. Vous observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous ordonne ; vous n’y ajouterez rien, et vous n’en retrancherez rien. » (Deutéronome 12:30-32)

Plusieurs siècles plus tard, l’apôtre Paul fonda des églises dans de nombreuses villes païennes. Aux membres de l’Église de Dieu à Corinthe, ville grecque enracinée dans l’idolâtrie, Paul écrivit : « Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle ? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur ; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. » (2 Corinthiens 6:14-17)

« Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. » (2 Corinthiens 7:1)

Au lieu d’approuver l’idée que les membres de l’Église renomment et célèbrent des coutumes associées à de faux dieux comme s’ils étaient désormais chrétiens, les instructions de Paul étaient claires : ils ne devaient rien avoir à faire avec de telles pratiques. De même, il dit aux Athéniens qui étaient imprégnés d’idolâtrie : « Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir » (Actes 17:30).

Dieu seul a le droit de décider des jours spéciaux dédiés à Son adoration. Jésus-Christ nous dit clairement que « Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. » (Jean 4:24) Nous ne pouvons pas honorer Dieu dans la vérité en adoptant de fausses pratiques issues de l’adoration de faux dieux. Jésus dit : « Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, En donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. » (Marc 7:6-7) Même si les chrétiens ont de bonnes intentions lorsqu’ils célèbrent Noël, cela n’est pas acceptable pour autant. Dieu ne prend pas plaisir à ces pratiques.

La connaissance de la véritable façon d’honorer Dieu le Père et Son Fils Jésus-Christ vous a été transmise. Allez-vous vivre selon la vérité révélée de Dieu ou suivre les traditions erronées de l’humanité ?