Une volonté de fer
Les individus dotés de cette qualité persévèrent dans leurs efforts pour atteindre leurs objectifs. Ils tiennent à leurs principes et ne cèdent pas, malgré les obstacles et les tentations. Ils font preuve de discipline, de maîtrise de soi et d’une motivation exceptionnelle.
De nombreux sports extrêmes exigent une « volonté de fer » en raison de leur nature risquée et éprouvante. Les athlètes de ces disciplines doivent faire preuve d’une détermination physique et mentale pour affronter des hauteurs vertigineuses, des vitesses extrêmes ou des environnements hostiles.
Cette volonté évoque une détermination et une persévérance à toute épreuve. En 1978, lors d’une cérémonie sportive à Hawaï, John Collins, commandant de la marine américaine, et sa femme Judy proposèrent de réunir trois épreuves d’endurance déjà existantes — la traversée à la nage de Waikiki, le tour cycliste d’Oahu et le marathon d’Honolulu — pour trancher un débat passionné : qui, des nageurs, des cyclistes ou des marathoniens, était le plus endurant ? Ainsi naquit l’Ironman, une forme extrême de triathlon. La compétition réunit aujourd’hui 3,86 kilomètres de natation, 180 kilomètres de cyclisme et 42 kilomètres de course à pied. Quiconque franchit la ligne d’arrivée reçoit le titre d’« Iron Man » — homme ou femme de fer.
La volonté et le sport
Les leçons les plus précieuses du sport sont sans doute la discipline, la persévérance et la résilience. On y apprend que le succès ne vient pas du jour au lendemain et qu’il faut savoir relever les défis. Les athlètes doivent cultiver un état d’esprit positif, s’entraîner et se préparer sans relâche.
L’apôtre Paul utilise la métaphore de l’athlète pour décrire le combat du chrétien :
« Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinence, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible ; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. Moi donc, je cours, mais non pas à l’aventure ; je frappe, mais non pour battre l’air. Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même désapprouvé, après avoir prêché aux autres. » (1 Corinthiens 9:24-27)
Dans la vie chrétienne, nous devons considérer les épreuves comme des occasions de croissance spirituelle :
« Bien plus, nous nous glorifions même dans les afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance. » (Romains 5:3-5)
Cette volonté de fer requise dans le sport peut être rapprochée de la ténacité, de la discipline et de la concentration nécessaires sur le chemin de la vie.
Pour exceller dans un sport, l’équipement professionnel ne suffit pas. Doroteo Guamuch Flores, athlète guatémaltèque issu d’un milieu modeste, devint en 1954 le premier Latino-Américain à remporter le prestigieux marathon de Boston. Il franchit la ligne d’arrivée en chaussures de ville. En son honneur, le stade national de football du Guatemala porte aujourd’hui son nom.
Le libérateur
De nombreux personnages bibliques ont fait preuve d’une grande force de caractère, mais la volonté de fer de Moïse demeure particulièrement remarquable. Lorsque Dieu lui demanda, à l’âge de quatre-vingts ans, de conduire l’Exode, Moïse se montra hésitant. Il douta de ses capacités à accomplir une telle mission, affirmant qu’il n’avait pas la parole facile (Exode 4:10). Il remit également en cause le choix divin. Moïse, qui avait alors une « volonté de coton », devint, par la grâce de Dieu, un homme doté d’une « volonté de fer ».
L’Exode fut une mobilisation extraordinaire : anciens, hommes, femmes, jeunes et enfants, accompagnés de leur bétail, traversèrent la mer Rouge, trois déserts et trois fleuves. Bien que la distance directe entre l’Égypte et la Terre promise soit d’environ 500 kilomètres, les Israélites, en raison de leur désobéissance, errent dans le désert pendant quarante ans, parcourant plus de mille kilomètres.
Les Israélites quittèrent l’Égypte après la dernière plaie — la mort des premiers-nés égyptiens — qui contraignit le pharaon à les laisser partir. De cette histoire, nous apprenons qu’une volonté de fer, enracinée dans la foi et la mission, permet de surmonter des circonstances accablantes, d’accomplir des actes de bravoure et de guider par l’exemple.
Comment fortifier sa volonté
Lorsque nous avons un but plus élevé dans la vie, nous trouvons en nous la motivation de persévérer face aux défis. La méditation de la Parole de Dieu et la prière sont des piliers essentiels de la vie chrétienne. De plus, appartenir à une communauté et se réunir avec des personnes qui partagent nos valeurs et nous soutiennent fortifie notre volonté.
Nos convictions nourrissent la foi et l’espérance. Cette vision est une puissante source de motivation pour continuer le combat et atteindre nos objectifs, surtout en temps d’adversité. Les défis auxquels nous faisons face aujourd’hui diffèrent de ceux des chrétiens des premiers siècles, qui étaient principalement d’ordre physique.
En tant que chrétiens de notre époque, nous sommes appelés à rechercher le Royaume de Dieu et Sa justice. Il nous faut fortifier notre foi et notre volonté pour surmonter les obstacles — pas nécessairement physiques — qui nous empêchent d’atteindre ce but. Efforçons-nous de cultiver une « volonté de fer » !