1 Samuel 21:13-15 et apparentés
David feint la folie, le bonheur de faire confiance à Dieu
Feindre la folie
Cette section harmonise :
- 1 Samuel 21:13-15
- Psaumes 34:1-23
David estime qu’il serait plus en sécurité avec l’ennemi qu’avec Saül. Cependant, il manque de se mettre dans une situation délicate avec les Philistins. Ceux-ci l’auraient probablement torturé pour obtenir des informations militaires utiles contre Israël. En feignant la folie, David se rend non seulement inutile à la cause philistine, mais il se montre même offensant en présence du roi Akisch (versets 12-15). L’inscription au début du Psaume 34 nous indique comment se termine cet épisode, avec le roi qui chasse David et celui-ci qui s’en va. Dans cette même inscription, il convient toutefois de noter qu’Akisch est appelé Abimélec, titre dynastique des souverains philistins pendant des siècles, qui signifie « mon père est roi » (Genèse 20:2 ; 26:1).
Dans le Psaume 34, David écrit que Dieu a placé Ses anges autour de lui et l’a sauvé d’Akisch. Ses paroles ont pour but d’encourager les autres à s’inspirer de ces événements pour compter sur la délivrance de Dieu dans toutes les épreuves qui semblent impossibles (versets 8-14). David nous dit essentiellement aujourd’hui que, tout comme Dieu l’a sauvé, Il nous sauvera également. Remarquez le verset 7 : « Quand un malheureux [David] crie, l’Éternel entend, et il le sauve de toutes ses détresses. »
Sentez et voyez combien l’Éternel est bon
Ceux qui font confiance à Dieu trouveront le bonheur véritable et ultime, comme David nous l’assure. En effet, nous devons mettre à l’épreuve le mode de vie de Dieu (verset 9). Cependant, certains interprètent le verset 10 (« Car rien ne manque à ceux qui le craignent. ») comme un « évangile de la prospérité », pensant que Dieu promet de nous combler des richesses de ce monde. Or, le mot « manquer » signifie ici « être dépourvu » et implique clairement l’absence de tout besoin absolu. En effet, nos besoins spirituels et nos besoins physiques sont deux choses distinctes. Le verset 10 ne promet pas un confort ininterrompu, mais que Dieu pourvoira à tous nos besoins ultimes.
Les circonstances auxquelles David était confronté lorsqu’il a écrit ces mots confirment cette vérité. Réfugié de son propre pays en raison d’une condamnation à mort prononcée par son roi, il se trouvait loin du confort, dans le pays de ses ennemis de toujours ! Pourtant, Dieu était avec lui.
Considérez que notre bien-être spirituel est le plus important. Et la force spirituelle peut être accrue lorsque nous sommes dans le besoin physique. L’apôtre Paul l’a exprimé ainsi : « C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » (2 Corinthiens 12:10). Bien sûr, Dieu est fidèle et pourvoit même à nos besoins physiques jusqu’à ce qu’Il décide que le moment est venu de mettre fin à notre vie physique.
Pour approfondir cette question, lisez et méditez Proverbes 30:7-9. marcher avec Dieu ».
Commentaire biblique : 1 Samuel